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Séville et l'Andalousie

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Les caves de Jerez

L’histoire de Jerez est intimement liée au vin qui a fait autant sa richesse que sa notoriété. Pas moins d’une soixantaine de caves produisent le vin que les Britanniques nomment sherry et les Français xérès. L’activité vinicole concerne plus de 60 % de la population. Les plus vieilles caves et les plus connues sont les caves Domecq du nom de la famille française d’origine béarnaise qui immigra à Jerez dans les années 1730. Au cours du milieu du XIXe siècle, Pedro Domecq Lembeye (l’homme de la vigne) s’allie avec son cousin Pedro Domecq Loustau (l’homme de la commercialisation). Depuis l’histoire  est celle d’une vraie dynastie en route vers l’expansion exponentielle de leurs débouchés. Philippines, Royaume-Uni, Irlande, Amérique Latine : aujourd’hui la petite bouteille ventrue est distribuée dans plus de 114 pays.

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Un nom, plusieurs vins

Il n’y a pas un “Jerez” mais des vins élevés d’une manière similaire. La vinification s’effectue en aérobie. On laisse un sixième du tonneau vide de telle manière qu’une pellicule de levure se forme et permette au vin de prendre du corps. Les barils de chêne blanc américain sont disposés en trois rangées selon l’âge du vin. Sur la plus haute, les vins les plus jeunes, au plus proche du sol (en solera) les vins les plus vieux. Les brises marines qui viennent ventiler les caves permettent d’entretenir les levures. Puis survient un savant système de transvasement d’un baril à l’autre qui permet de donner aux vins jeunes les qualités des plus âgés.

Parmi ces vins souvent méconnus en France, il y a plusieurs bons produits.

Le fino, issu du cépage Palomino à 100 %, de couleur très pâle, aux arômes d’amande. La bouche reste relativement disponible et la persistance longue. Sa couleur fait l'objet d’une classification très stricte.

L’oloroso est également issu du cépage Palomino mais contrairement au fino qui titre à 17°, l’oloroso affiche un honnête 19°. Il développe déjà des arômes moins floraux et qui tendent sur le pruneau.

Le Pedro Ximénez, très obscur, à la fois dense et aromatique, est composé avec le cépage du même nom et est élevé en futs de chêne selon le système de la solera. Ses arômes de raisins secs sont puissants.

L’amontillado. La couleur ambrée de ce vin le rapproche de l’Oloroso et du Pedro Ximénez. Il développe des arômes de noisette et de fruits secs avec une touche d’amertume. Il laisse en bouche une trace structurée, puissante et persistante.

Le Cream est un mélange d’amontillado, de fino, de Pedro Ximénez et d’oloroso.

Reste enfin toute la gamme des Brandies.

Real Escuela Andaluza del Arte Ecuestre

Vous l'aurez rapidement compris à vos dépens si vous tombez dans la Feria del Caballo, Jerez est l'expression supérieure et classique de la monte académique. En revanche, elle ne constitue peut-être pas la monte plus respectueuse du cheval, mais passons. A Jerez, on apprend les bonnes manières équestres de la même manière qu'on peut les exagérer à Vienne ou à Saumur. La race des chevaux (cartujana) a été obtenue en croisant des Andalous avec des chevaux napolitains et allemands. Les entraînements et les dressages de cette école royale sont ouverts au public.

La Yeguada de la Cartuja

Cet élevage poursuit la lignée de l'école royale. Le cheval andalou cartujano tire son nom et son origine des moines chartreux qui, au cours du XVe, élevèrent ces équidés à des fins agricoles. Pour dire le peu de cas qu'on fait de lui, dans un type précis de tauromachie, les rejoneadores affrontent le taureau à cheval. Point de ça toutefois à la Yagueda puisqu'il s'agit avant tout du centre officiel de reproduction du Cartujano. Les femelles (souvent grises) sont présentées en rang d'oignons tandis que les étalons pavanent dans leur plus simple (mais bel) appareil.

L'Alcazar

Il constitue l’un des uniques monuments civil et militaire d'origine arabe de Jerez. Il est inclus dans la muraille almohade. Comme souvent, l'édifice fut successivement résidence califale et siège du pouvoir chrétien. On trouve en son sein des restes de la mosquée bien conservés ainsi que des bains arabes. La forme carrée de ce castelet est ceinturée par deux tours. La Tour de l'hommage et la tour du palais de Villavincencio dans laquelle on a installé une chambre noire qui par un système de miroirs permet d'apprécier une vue panoramique de la ville projetée sur les murs.

La Cathédrale

La construction gothique de cette église ne trompe pas, et ce dès le premier coup d'oeil. Ce large édifice à cinq nefs est percé sur sa façade de trois occuli qui donnent au monument de vagues airs de bateau ivre échoué sur son perron. Avant l'église était une collégiale : elle a été déclarée siège de l'évêché par Jean Paul II au début des années 80. La façade est clairement d'inspiration churrigueresque, encadrée par de solides arc-boutants qui créent une allure très compacte et plutôt intéressante. La briquette dorée à joints blancs, qui a servi à édifier le bâtiment, doit y être pour quelque chose. Dans le chœur, on trouve quelques stalles en bois sculpté mais l'ensemble à l'exception d'une Vierge de la niña de Zurbaran, n'est pas très surprenant.

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