Guide Voyage Séville - Andalousie - KARAVEL
 

Séville et l'Andalousie

Les indispensables

Itinéraires

Pour les néophytes

L’Est et le Sud-Est de l’Andalousie : des indispensables aux plus cachés

Ville de départ et d'arrivée : Séville.

Durée : 5 jours

Comment obtenir en quelques jours une vue d’ensemble d’une région aussi complexe ? En mettant l’accent sur les trois villes emblématiques : Séville, Grenade et Cordoue.

Après la découverte des multiples facettes de Séville, il faut partir plein sud, le long du Guadalquivir, pour découvrir l’élégance anglaise et équestre de Jerez de la Frontera, puis pénétrer dans les collines de la serranía de Ronda pour explorer quelques-uns de ses villages blancs, Arcos de la Frontera, Grazalema et Ronda.

Continuant la traversée vers l’est du Système Bétique, on passe par la petite ville d’Antequera pour atteindre la verdoyante plaine de Grenade où trône l'Alhambra, merveilleux témoignage de l’art islamique.

Il ne faut pas manquer de faire un détour par le sud, vers la haute vallée de Alpujarra, sur les contreforts enneigés de la Sierra Nevada. Les plus pressés reviendront à Grenade en traversant le col de la Ragua vers Guadix. Les autres poursuivront leur route le long de la vallée vers Almería et le très particulier Parc naturel du Cap de Gata.

Revenant vers Grenade, on se dirige ensuite vers Cordoue et la vallée du haut Guadalquivir. Le Cordoue des Omeyade nous impressionne par la splendeur de l’art califal. Il s'exprime aussi dans les environs de la ville, au palais de Medina al-Zahara. Sur la route du retour vers Séville, il ne faut pas manquer de savourer le charme tranquille des ruelles et des demeures seigneuriales de Carmona.

Pour les connaisseurs

La route colombine

Départ : Huelva. Arrivée : Huelva.

Durée : 6 jours

Tout le monde le sait, Christophe Colomb est tout sauf Espagnol. Ce Génois d’origine, avant de débarquer en Andalousie, a tenté de rallier le roi du Portugal à son projet. Econduit, Colomb s’en va avec ses illusions pour seuls bagages. La légende veut que son bateau ait fait naufrage au large de Huelva en 1485. Colomb aurait gagné les côtes à la nage. Le célèbre découvreur serait allé trouver conseil auprès d’un indéfectible allié, le père Diego de Marchena, au monastère franciscain de La Rábida. Mais les historiens n’attestent pas tous de la véracité de cet épisode. Le père Diego de Marchena était plus qu’un simple conseil. Il recueillit Diego, le fils de Colomb. Posté sur une petite colline, parmi une forêt malingre de pins, le monastère de La Rábida surplombe l’estuaire de Huelva et le Rio Tinto. C’était le Q.G. de Colomb. De là, ce dernier infiltre les arcanes du pouvoir royal. Affinités génoises obligent, il commence par fréquenter le quartier italien de Séville pour trouver un soutien financier. Par l’entremise de la très influente maison ducale de Medinaceli, Colomb suit le sillage de la cour dans l'espoir d'obtenir une audience. Il l’obtient à Cordoue, alors que Ferdinand et Isabelle travaillent à la reconquête du royaume nasride. Lors de cette entrevue, la reine de Castille autorise les Medinaceli à mettre à la disposition du Génois une partie de la flotte postée à Puerto de Santa María, un petit port sur la baie de Cádiz.

En 1486, les Rois catholiques diligentent une commission d’étude pour tester la faisabilité du projet. Colomb reçoit une modeste pension et s’installe à Cordoue où il rencontre Béatrice Arana, jeune femme basque qui deviendra la mère de son fils Hernando. Après une escapade en terre castillane auprès de la très officielle université pontificale de Salamanque, Colomb est de nouveau convoqué à la cour, à Cordoue, en 1487, puis à Málaga alors que les Rois catholiques sont affairés au siège de la ville. Une nouvelle fois éconduit, Colomb tente sa chance auprès du roi du Portugal, puis des Britanniques et enfin des Français. Même résultat. C’est alors que la Rábida revient à sa rescousse. Le frère Juan Perez, confesseur de la reine, décide d'aider Colomb. Alors que la poudre des canons parle encore, Colomb rencontre une nouvelle fois Isabelle la Catholique à Santa Fe, dans la banlieue de Grenade. Au début de l’année 1492, le royaume nasride de Grenade tombe et laisse les coudées franches aux altesses royales, désireuses de se consacrer à la découverte d’une route vers la Chine par l’Ouest. A la fin du mois d’avril 1492, toutes les prétentions du découvreur seront couchées sur papier. Un fac-similé des Capitulations de Santa Fe (puisque c’est ainsi que se nomme l’acte juridique) est exposé dans le monastère de La Rábida. C’est depuis le petit port de Palos de la Frontera que Colomb affrètera trois caravelles sur mandement royal.

Mais pourquoi Palos, port mineur qui n’a ni cale sèche, ni port en eaux profondes ? D’une part, Palos appartient à la couronne alors que les autres sont sous juridiction seigneuriale. D’autre part, suite à l’expulsion des juifs, la plupart des ports sont saturés. Enfin, les frères Pinzón, pirates et trafiquants d’esclaves notoires étaient  sous le coup d’une sanction royale. Des répliques de la Santa María, la Niña et la Pinta sont ouvertes aux visites en contrebas du monastère de la Rábida. Nombre de marins enrôlés dans l’aventure provenaient de Palos, Moguer, Jerez, Cádiz, Huelva ou Lepe. En revenant, Colomb reste fidèle à la région. Il s’était juré de prier une nuit entière au monastère de Santa Clara de Moguer s’il réchappait d’une tempête au large des Açores.

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