Guide Voyage Séville - Andalousie - KARAVEL
 

Séville et l'Andalousie

Les indispensables

Toute l'Andalousie en parle

2002 : année Gaudi

L'Espagne fête cette année le 150e anniversaire de la naissance du génial architecte (1852-1926). Barcelone lui doit ses monuments les plus fous : la Casa Vicens, la Casa Güell et surtout la Basilique Sagrada Familia, restée inachevée à ce jour. Le Ministère de la culture a d'ailleurs décidé de débloquer des fonds pour achever la construction du sublime édifice. Différentes expositions seront organisées à travers Barcelone et dans tout le pays. Infos auprès de l'office de tourisme.

Le coucher de soleil romantique de Bill et Hillary

Certains vieux professeurs de la faculté de droit de Grenade se souviennent qu’il y a de nombreuses années, ils avaient emmené un groupe d’étudiants boutonneux voir le soleil teinter de rouge les murailles de l’Alhambra. Il y aurait eu dans ce groupe un certain William Jefferson Clinton, lequel fort marqué par ce moment magique, avait promis à sa dulcinée qu’un jour il le lui ferait partager. Une visite très officielle en Espagne fut l’occasion d’exaucer ce vœu. On procéda même, pour l’occasion, au retrait momentané des antennes de télévision qui auraient pu troubler la quiétude de l’extase présidentielle…

Le Tapie espagnol

Les personnages hauts en couleur qui amassent des fortunes rapides ne tardent pas, en général, à se rapprocher du monde du football. L’Espagne ne fait pas exception à la règle. Ainsi, le promoteur immobilier Jesus Gil y Gil est depuis de nombreuses années le président de l’Atletico de Madrid. Mais ses ambitions sont bien sûr aussi politiques. Ainsi, les habitants de Marbella l’ont élu maire en échange de la sécurité sans faille qu’assure sa police municipale musclée et de l’embellissement des espaces publics auquel contribuent généreusement les riches résidents. Pourtant, sa récente prétention à noyauter politiquement toute la Costa del Sol, et même les villes espagnoles d’Afrique du nord, Ceuta et Mellila, a enfin réussi à déclencher la contre-offensive commune des autres partis politiques.

Le torero qui monte

Bonne nouvelle dans le monde de la tauromachie. Alors que toute l’Andalousie pleure encore la retraite du légendaire Curro Romero, un nouveau prodige lui a succédé dans le coeur des aficionados. Il s’agit d’un jeune madrilène, José Tomás, qui réside et s’entraîne en Andalousie. En avril 2001 en présence du roi Juan Carlos, il a coupé trois oreilles dans les arènes de la Maestranza, réputées l’une des plus exigeantes d’Espagne, ce qui lui a donné le droit de sortir par la grande porte sur les épaules de ses admirateurs. Cet été, il n'a cessé de sidérer les aficionados qui l'ont vu toréer à Bayonne, Béziers, Dax ou Saint-Sébastien. Son style sensible et ses gestes pleins de grâce lui valent désormais le surnom d' "extra-terrestre".

La crise de la pêche andalouse

On connaît l’attrait des Espagnols pour le poisson. Les Andalous, eux, en consomment d’énormes quantités, principalement en friture. Or, le littoral andalou ne suffit plus depuis belle lurette à approvisionner ce marché. Des accords avec le Maroc voisin ont souvent permis de compenser cette carence. Mais le gouvernement marocain a reçu récemment des offres extrêmement alléchantes, notamment de la part d’énormes compagnies hollandaises. D’autre part, ce n’est plus le gouvernement espagnol, mais l’Union européenne, qui négocie au nom des pêcheurs andalous. Résultat : celle-ci préfère proposer un plan de « reconversion » de la flotte. Il semble que les marins de Barbate, d’Algeciras ou d’Almería ne l’entendent pas de cette oreille…

Un superbe plateau de tournage

Il est au nord d’Almería une région surprenante : le seul vrai désert d’Europe, celui de Tabernas. Région déprimée s’il en était à l’époque franquiste, elle connut un moment de gloire grâce une activité totalement inespérée, le cinéma. D’abord repérée par André Cayatte qui y réalise OEil pour œil, Almería sera vite dans la ligne de mire des plus grands réalisateurs d’Hollywood. On y tourne Lawrence d’Arabie, Cléopâtre puis Patton. Mais c’est l’arrivée de Sergio Leone et de ses westerns spaghettis, Pour une poignée de dollars, Il était une fois dans l’Ouest, qui déclenche une invasion de réalisateurs, alléchés par les décors et les figurants bon marché. Brigitte Bardot y viendra tourner Les Pétroleuses et Boulevard du Rhum.

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