Guide Voyage Séville - Andalousie - KARAVEL
 

Séville et l'Andalousie

Présentation

Introduction

A Grenade, la même magie opère à chaque fois. On arrive généralement dans une ville anonyme et presque décevante. Puis, en un clin d'œil, le charme se dévoile sans que l’on doive faire des pieds et des mains pour le ravir. L'imposante barrière montagneuse de la Sierra Nevada que défend une forteresse baignée par les cyprès (l’Alhambra, le château rouge) y est pour beaucoup.

Intemporelle, saisissante, prenante : les superlatifs ne manquent pas pour cette ville à taille humaine, joyau de l'Andalousie, classée au patrimoine mondial de l'Humanité. Tout est presque dit dès les premières minutes et, en un seul instant, on croit tout connaître. Pour preuve, les stucs travaillés par les meilleurs artistes musulmans passent du statut de papier glacé à celui de réalité poignante. Mais pour autant, l'Alhambra ne doit pas occulter la ville. Même si elle constitue le fidèle témoin de l'histoire de ces murs.

Prenez l'Albaicín. Dédale de ruelles tortueuses et pentues qui ont vaillamment su résister à l'invasion des quatre roues. La résistance est d'ailleurs imprimée depuis longtemps dans ce quartier. A la chute de Cordoue, c'est dans l'Albaicín que se réfugièrent les musulmans expulsés. Quelques siècles plus tard, après la guerre civile, ces maisons aux murs chaulés accueillirent les foyers de résistance républicaine. Bombardées sans retenue, les quelques placettes (Santa Ana, Larga ou la placeta Nevot) plantées d'exquis orangers ont, depuis, repris leurs droits. L'Unesco y est pour beaucoup. Sans elle, les bulldozers auraient sûrement réduit ces venelles pavées de gros galets au rang de pieux souvenir. Au détour d'un virage, l'Albaicín offre toujours un inattendu carmen, un jardin qui constitue un poumon vert toujours bienvenu dans les maisons de ville. L’origine de ces jardins remonte aux Maures. En conséquence, le réseau des eaux, qui affleure ici et la en citernes,  jalonne la colline et commande son organisation.

Le Sacromonte, le mont saint tout proche, n'est pas si saint qu'il en a l'air. Longtemps refuge des gitans, le quartier a conservé sa réputation de repaire de brigands. Il reste encore quelques maisonnettes troglodytes d'où émergent parfois de rares accords de guitare dignes de ce que le flamenco a pu engendrer de meilleur. Les agaves et quelques cactus moribonds rendent compte de l'hostilité des lieux. La Grenade baroque n'est pas non plus en reste. Mais force est de constater que ses ors et ses marbres grandiloquents ne présentent pas la même unité que les précédents quartiers.

Ville de contrastes, ville de passages d’un monde à l’autre (arabe vers l’Occident), Grenade saura à coup sûr séduire les visiteurs.

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