Guide Voyage Séville - Andalousie - KARAVEL
 

Séville et l'Andalousie

Repères

Histoire et politique

Histoire

En bref

Musulmane pendant près de huit siècles • Au Moyen Age, Cordoue est le principal centre intellectuel d’Europe • Au XVIe siècle, Séville est l’une des plus grandes villes du monde

Du mythe à l’histoire

La Sierra Morena, à la frontière nord de l’Andalousie, possède d’immenses richesses en or et argent exploitées par les Ibères dès la plus haute Antiquité. Très tôt, les Phéniciens et les Grecs passent les colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar) pour s’approvisionner. En 1100 av. JC, les Phéniciens établissent une base à Cadix. Les géographes grecs indiquent que dans la vallée du Guadalquivir vivent les Tartessiens, merveilleux orfèvres et excellents éleveurs, puisqu’ils auraient inspiré la légende des bœufs de Géryon.

Carthage et Rome

Les Carthaginois inaugurent la longue liste des civilisations qui vont tenter de conquérir la région, pour finalement être vaincues par elle. Pendant 30 ans, leurs colons règnent en maîtres sur ces richesses jusqu’à ce que Rome en prenne ombrage. Les légions de Scipion l’Africain leur infligent une défaite en 206 av. JC. et établissent leur premier camp à Italica, près de Séville.

Pendant sept siècles de domination romaine, la région devient la province de la Bétique. Hispalis (Séville), la capitale, est une cité romaine à part entière. Le génie romain de l’organisation permet de transformer la région : renforcement de l’exploitation minière (or et argent) pour le plus grand bien de l’économie de la métropole et développement considérable de la production agricole (huile d’olive, blé et vin). La province devient le grenier de l’Empire. L’atrium des maisons de l’époque romaine est à l’origine du patio andalou. Les empereurs Trajan et Hadrien naissent à Italica. Sénèque est originaire de Cordoue.

Vandales et Wisigoths

Comme dans tout l’Empire, la décadence a pour conséquence l’invasion des barbares. Les Vandales, qui donnent leur nom à la région, sont suivis des Wisigoths, romanisés et chrétiens. Cent ans après leur prise du pouvoir, des affrontements dus à leur forme particulière de monarchie élective permettent aux musulmans d’Afrique du Nord de prendre pied sur le sol andalou. Leur domination durera près de huit siècles.

Les débuts d’Al-Andalus

En 711, les cavaliers berbères de Tarik traversent le détroit de Gibraltar (Jabal al-Tarik). Peu à peu la culture locale, hispano-gothique, et celle des envahisseurs, arabo-berbère, s’interpénètrent sans traumatisme pour former une étonnante symbiose autochtone, très différente de l’Islam oriental. C’est une période d’extraordinaire expansion territoriale, puisqu’entre 720 et 740 les armées d’al-Andalus attaquent successivement Toulouse, Bordeaux et la vallée du Rhône. Ils doivent finalement se replier sur Narbonne.

Emirat et califat de Cordoue

La rupture dynastique entre les Omeyades de Damas et les Abbassides de Bagdad amène le seul héritier des premiers, Abd al-Rahman Ier, à Cordoue où il établit un émirat indépendant en 756. Al-Andalus occupe la plus grande partie du territoire espagnol. C’est une époque culturellement très brillante, pendant laquelle se succèdent huit émirs. Finalement, Abd al-Rahman III fonde le califat en 929. Il se déclare commandeur des Croyants, rompant ainsi toute allégeance religieuse à l’égard de Bagdad. Son successeur Al-Hakam II poursuit sa politique d’intégration des populations berbère, arabe, chrétienne gothe et juive. C’est l’époque de l’amplification de la Grande Mosquée et de contacts commerciaux très intenses avec tout le bassin méditerranéen.

Les rois des Taifas et les tribus d’Afrique du Nord

Conflits internes et guerre civile au sein du califat amènent celui-ci à disparaître en 1031. Chaque grande famille andalouse revendique la souveraineté sur sa portion de territoire qui se transforme en royaume des Taifas. C’est une période très brillante sur le plan de l’architecture, des arts et du savoir : le peuple andalou développe librement son hédonisme et son libéralisme. Mais ce faste s’accompagne d’une faiblesse politique qui permet aux Castillans chrétiens de reconquérir un bon tiers du territoire nord de la péninsule. Tolède tombe en 1085. Prenant peur, le roi de Séville al-Mutamid appelle à l’aide la tribu des Almoravides, fondateurs de Marrakech et partisans d’un Islam très strict. Leur organisation militaire permet d’arrêter la progression des chrétiens, mais ils en profitent pour prendre le contrôle du pouvoir sur une population qu’ils jugent amollie.

Mais la vie andalouse aura bientôt le même effet sur eux. Ils seront supplantés en 1150 au Maroc puis en Andalousie, toujours au nom de la pureté religieuse, par des Berbères, les Almohades. Grands constructeurs, on leur doit la Giralda de Séville, mais ils ne brillent pas par leur tolérance. C’est l’époque où le musulman Averroès et son disciple, le juif Maimonide, médecins et philosophes de Cordoue, sont considérés, y compris dans le monde chrétien, comme appartenant à la pléïade des plus grands esprits du temps. Le second sera rapidement contraint à l’exil.

La dynastie nasride

Au début du XIIIe siècle, la situation militaire empire et les Castillans obtiennent une victoire décisive au seuil du rempart naturel qui marque l’entrée nord de l’Andalousie. Les grandes villes de la vallée du Guadalquivir tombent entre 1235 et 1250 sous le commandement de Ferdinand III le Saint, cousin de Saint Louis par sa mère, Blanche de Castille. La décadence musulmane semble dès lors inéluctable. Pourtant, l’Espagne maure parviendra à subsister encore un quart de millénaire grâce à la fondation à Grenade d’une nouvelle dynastie par al-Ahmar ibn Nasr. Les Nasrides établissent un royaume englobant toute la côte méditerranéenne de l’Andalousie, et s’étendant au nord jusqu’à Jaén. Bien que sous la double menace des chrétiens et des sultans marocains, sa capitale, Grenade, se dote de somptueux édifices. La magnificence de l’Alhambra nous surprend encore aujourd’hui. Sous le règne de Boabdil, le précaire équilibre qui permettait la survie du royaume, se rompt définitivement.

Le règne des Rois Catholiques

Le mariage en 1469 d’Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, héritiers des trônes des deux plus grands royaumes de la péninsule, aura une influence considérable sur le devenir de l’Andalousie. Tout le territoire non musulman de celle-ci appartient alors à la couronne de Castille. Isabelle en devient reine en 1474 et Ferdinand roi d’Aragon en 1479. Leur premier souci est d’établir dans leur territoire la loi et l’ordre, marqués par un fort caractère religieux. L’Inquisition s'établit à Séville en 1480 pour contrôler les convertis des communautés musulmane et juive. Deux ans plus tard, les monarques reprennent dans le même esprit la croisade contre l’Andalousie maure. Commencée avec une armée financée par des contributions volontaires de villes et d’institutions religieuses, elle prend Ronda en 1485, puis Málaga et Almería. Elle se termine glorieusement en 1492 avec la prise de Grenade par une véritable armée royale. Le titre de Rois Catholiques est donné deux ans plus tard à Ferdinand et Isabelle par le pape Alexandre VI.

Christophe Colomb et la découverte du Nouveau Monde

C’est pendant le siège de Grenade qu’Isabelle et Ferdinand signent les Capitulations qui donnent au navigateur Christophe Colomb les moyens matériels nécessaires pour entreprendre le voyage qui doit lui permettre d’arriver aux Indes par l’ouest. Il est aidé dans son projet par les moines du monastère de la Rábida, près de Huelva, sur la côte atlantique de l’Andalousie. L’expédition se compose de trois caravelles du petit port de Palos, non loin du monastère. Elle atteint l’île de San Salvador aux Antilles le 12 octobre 1492.

Le siècle d’or

Les dix années suivantes voient la conquête, la colonisation et l'exploitation systématique du Nouveau Monde. Les conquistadores étaient de petits nobles sans scrupules venant des régions les plus pauvres d’Espagne. L’or et l’argent étaient à portée de main. Isabelle insiste pour que la Castille ait le monopole du commerce avec les Amériques et que la seule porte d’entrée des richesses et de départ des flottes soit Séville. Cela génère une expansion considérable, tant sur le plan économique que culturel.

Séville devient l’une des plus grandes villes d’Europe. Charles Quint s’y marie à l’Alcazar avec Isabelle de Portugal. Le fait que les Castillans se soient sentis chargés de la mission d’évangéliser le Nouveau Monde amène tous les ordres religieux à créer des couvents dans la ville. L’affluence des capitaux entraîne une avalanche de commandes pour les artistes et artisans. C’est dans ce contexte que se forment et travaillent Velázquez, Zurbarán, Murillo et Valdés Leal.

Le désastre économique

Alors que l’afflux d’or et d’argent donne l’apparence d’une grande prospérité, dès le courant du XVIe siècle, de nombreux facteurs laissaient présager une inévitable décadence. L’expulsion des juifs en 1492, puis des musulmans, prive l’Andalousie de son infrastructure financière, mais aussi de ses meilleurs architectes, artisans et paysans.

Alors que Séville a été reconquise en 1248 par les Castillans, jusqu’au milieu du XVIe siècle les plus belles demeures de la ville sont mudejares, c’est-à-dire construites pour les chrétiens par des architectes et artisans arabes. La révolte des moriscos de la Alpujarra au sud de Grenade, grands spécialistes de l’élevage du ver à soie et maîtres dans l’art de l’irrigation, conduit à l’expulsion définitive de tous les musulmans en 1610.

De plus, la couronne espagnole doit maintenir un immense empire et les désastres se succèdent : campagnes militaires catastrophiques dans les Pays-Bas, déroute de l’Invincible Armada en 1588, fuite de capitaux au profit des financiers du nord de l’Europe. Avec une population décimée par plusieurs épidémies de peste, l’Andalousie se trouve plongée dans une période de déclin dont elle est à peine en train de se remettre aujourd'hui. Dès cette époque, ses habitants commencent à émigrer massivement vers les colonies du Nouveau Monde. D'ailleurs, beaucoup de pays ont conservé encore aujourd’hui une architecture traditionnelle de style nettement andalou.

Une très longue léthargie

Pendant tout le XVIIIe et le XIXe siècle, l’Andalousie est prise d’une sorte de torpeur marquée par l’immobilisme économique. La structure quasi féodale de la propriété agraire, divisée en immenses latifundios (domaines terriens) est héritée de l’époque où les rois castillans récompensaient la collaboration des chevaliers chrétiens à la Reconquête par des terres prises aux musulmans. Les paysans sont de simples journaliers à la merci des grands propriétaires. Ceux-ci, à leur tour, préfèrent investir les profits de l’exploitation agricole dans l’industrie du nord de l’Espagne. La participation de l’Andalousie à la révolution industrielle est nulle. La misère et la nécessité d’émigrer marquent les campagnes jusqu’au milieu du XXe siècle.

Les seuls faits importants de cette époque sont la prise de Gibraltar par les Anglais en 1704, ratifiée par le traité d’Utrecht en 1713, et l’essor de Cadix, l’un des ports les plus importants de tout l’Atlantique pendant le XVIIIe siècle. L’Andalousie se trouve également mêlée aux guerres napoléoniennes. Sur la côte atlantique, la flotte franco-espagnole est vaincue par les Anglais à Trafalgar. Entre 1808 et 1812, les troupes françaises envahissent l’Andalousie, remodèlent ses villes et détruisent de nombreuses forteresses. Elles ne parviennent cependant pas à prendre Cadix où est réunie une assemblée constituante. Paradoxalement, l’Andalousie devient à la mode. Entre 1830 et 1870, tous les grands romantiques français, anglais et américains, découvriront les merveilles de Séville, Cordoue et Grenade.

Un XXe siècle turbulent

Dans ce déclin constant, seule Séville essaie de façon éphémère de revenir sur le devant de la scène avec l’Exposition ibéro-américaine de 1929. Celle-ci laisse un superbe héritage sur le plan de l’urbanisme, mais la ville en sort financièrement exsangue.

A partir de 1931, la Seconde République est en Andalousie une période très confuse où l’anarchisme gagne du terrain. La victoire du Front populaire en 1936 déclenche la réaction à droite. En juillet, le général Franco emmène son armée du Maroc vers Séville par les airs. Toute l’Andalousie tombe rapidement aux mains des insurgés. A Grenade, les phalangistes arrêtent Lorca et le fusillent.

Pendant toute l’époque franquiste, la misère règne dans les campagnes, qui continuent à se dépeupler. La seule région dont l’économie affiche une certaine prospérité est la Costa del Sol qui exploite son climat privilégié. Torremolinos parie à fond sur le tourisme de masse tandis que Marbella, mise à la mode par la noblesse allemande, se crée une image qui vise à concurrencer la Côte d’Azur.

L’avènement de la démocratie en 1978 permet à l’Andalousie de relever quelque peu la tête. Les subventions de la Communauté européenne, un nouvel essor des zones rurales grâce à un plan d’aide à l'emploi et la promotion internationale considérable due à l’Exposition universelle de Séville en 1992 permettent à l’Andalousie d’envisager l’avenir avec un certain optimisme.

6 dates clés

1100 av. JC : fondation de Cadix par les Phéniciens

206 av. JC-450 ap. JC : occupation romaine

711 : invasion musulmane

1492  : chute de la Grenade musulmane et découverte de l’Amérique

1704 : prise de Gibraltar par les Anglais

1992 : Exposition Universelle de Séville

La vie politique

En bref

Deux principaux partis : le PSOE et le PP • Une monarchie parlementaire • Une autonomie étendue des régions

La démocratie espagnole

L’origine des institutions espagnoles actuelles remonte seulement à la mort de Francisco Franco en novembre 1975. Franco avait lui-même nommé le roi Juan Carlos Ier comme son successeur. Une transition incertaine mène la fragile monarchie aux premières élections démocratiques de 1977 gagnées par un parti de centre-droit, l’UCD. En 1978 est promulguée une nouvelle Constitution qui instaure une monarchie parlementaire.

Malgré un coup d’état avorté en 1981, mené par des militaires nostalgiques du franquisme, la démocratisation continue son chemin. En 1982, de nouvelles élections sont gagnées à une forte majorité par le parti socialiste, le PSOE. Le Sévillan Felipe González devient Premier ministre. Le PSOE joue un rôle essentiel dans l’impressionnante modernisation du pays et garde le pouvoir jusqu’aux élections de 1996. L’alternance commence alors avec la victoire de la droite et du Parti populaire de José María Aznar. Celui-ci a de nouveau gagné les élections de l’année 2000, cette fois à la majorité absolue.

Le statut de l’Andalousie

Les régions espagnoles jouissent d’un degré élevé d’autonomie, notamment en matière d’éducation, de santé, d’environnement, de travaux publics, de culture et de tourisme. L’Andalousie a son propre parlement, élu pour quatre ans, et son propre gouvernement, la Junta de Andalucía. Depuis la proclamation de son autonomie en 1983, l’Andalousie n’a jamais cessé de voter socialiste.

La frontière sud de l’Union européenne

Si la Costa del Sol accueille à bras ouverts les retraités fortunés de tous les pays d’Europe du Nord, il est un rôle dont les Andalous se passeraient bien : celui de partager la responsabilité de “gendarmes européens” avec les Italiens du Sud. En effet, le nombre des émigrants maghrébins ou africains qui essaient de traverser clandestinement le détroit de Gibraltar est chaque jour plus grand. Il dépasse largement le nombre de 1000 personnes par mois. On observe que les jeunes femmes arrivent de plus en plus fréquemment enceintes ou accompagnées de nourrissons. Le manque de réponse de la part des autorités, concernant les aspects sociaux et humanitaires du problème, oblige les habitants des villages de la côte, principalement celui de Tarifa, à accueillir eux-mêmes ces personnes désemparées. Jusqu’à quand tiendront-ils le coup ?

Les médias

La presse écrite

En bref

La presse écrite quotidienne est d’excellente qualité • La presse du cœur hebdomadaire et télévisée a un impact considérable sur le public

L’Espagnol lit peu et l’Andalou encore moins. Pourtant, malgré un prix de vente qui ne dépasse pas 5 à 6 FF, le niveau de la presse quotidienne, tant national que local est excellent. La presse nationale compte un titre prestigieux, El País (équivalent du Monde) et de bons quotidiens généralistes comme Diario 16, ou, d’une orientation plus conservatrice, ABC ou El Mundo. Les titres de la presse locale sont encore nombreux dans chaque capitale de province et l'on continue de lancer de nouvelles publications comme l’excellent Diario de Sevilla.

Les hebdomadaires n’ont pas l'impact de leurs homologues français. Le phénomène le plus marquant de la presse écrite espagnole est, depuis les années franquistes, l’existence d’une presse du cœur (Hola, Lecturas, Diez Minutos) aux énormes tirages. Elle a donné lieu au phénomène des famosos, enfants ou conjoints de chanteurs ou de toreros célèbres, qui touchent des fortunes pour raconter leurs histoires sentimentales réelles ou supposées.

La télévision

Le phénomène des famosos et les records d’audience qui en résultent sont sans doute l’une des caractéristiques les plus marquantes de la télévision espagnole, qu’elle soit publique ou privée. Ce n’est malheureusement que l’un des nombreux signes de son très bas niveau. Les films constamment entrecoupés de longues plages publicitaires, l’abondance des soap operas (les culebrones) d’Amérique latine en sont d’autres. La 2e chaîne nationale et la chaîne codée Canal Plus, calquée sur son homonyme français, sont sans doute les seules à relever un peu le niveau.

La radio

Plus intéressante que la télévision, la radio publique (Radio Nacional de España) compte cinq chaînes de tous types et il existe d’excellentes chaînes privées d’information ou de musique (Cadena Ser, 40 Principales).

Economie

En bref

Une industrie quasi inexistante • Une agriculture en constante modernisation • Un tourisme de qualité

L’économie andalouse est encore très largement dépendante de l’agriculture, mais celle-ci évolue très rapidement. L’importance relative de l’agriculture traditionnelle des latifundios (céréales, cultures industrielles, vigne) diminue constamment. Parallèlement, on assiste à la croissance permanente de la production des fruits, légumes et fleurs coupées, produits sous serres avec irrigation au goutte-à-goutte. Ils sont expédiés quotidiennement par camions frigorifiques vers l’Europe du Nord. L’Andalousie est au tout premier rang européen pour la production des fraises (région de Huelva), des tomates, des poivrons (région d’Almería), de l'huile d’olive et des olives de table (région de Baena).

Par contre, l’industrie, sans véritable tradition dans la région, reste limitée à des unités de petite dimension. Quant à la pêche, qui a rarement dépassé le stade artisanal, elle est actuellement en voie de disparition par manque d’accord au niveau européen avec le Maroc. En revanche, les services, notamment tout ce qui a trait au tourisme, constitue une activité dynamique. Le tourisme de masse qui fait encore les beaux jours de la Costa del Sol voit son importance diminuer au profit d’un tourisme culturel basé sur un patrimoine d'une qualité exceptionnelle , et d’un tourisme rural dont le potentiel de développement reste considérable.

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