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Londres

Visites

Les grands classiques

The British Museum

Le British Museum est le musée de tous les records. C’est l’attraction touristique numéro un de la Grande-Bretagne avec plus de six millions de visiteurs par an. Il abrite la collection la plus vaste et la plus complète d’antiquités, de gravures, de dessins et de livres. Ses collections d’art grec, romain et égyptien sont inestimables. Ce gigantesque musée recèle également des trésors provenant de Chine, du Japon, de l’Inde et de la Mésopotamie. On y trouve aussi de nombreux objets d’art et vestiges anglais (anglo-saxons ou romains).

L’attraction majeure du British Museum est la célèbre pierre de Rosette. Cette pierre de basalte noir, trouvée dans le delta du Nil par les soldats de Napoléon en 1799, a été restituée aux Britanniques en 1801. L’archéologue Champollion a été le premier à déchiffrer le secret de ses hiéroglyphes. La salle égyptienne, avec sa collection de momies et les statues grandeur nature de Sésotris III et Aménophis III, fera la joie des passionnés d’Egypte.

La collection grecque abrite les célèbres marbres d’Elgin. Ces nombreuses dalles, provenant des frises du Parthénon, ont été rapportées en Angleterre en 1801 par Lord Elgin, alors ambassadeur à Istanbul. On peut aussi admirer la façade ionique du tombeau des Néréides ainsi que les sculptures et frises du mausolée d’Halicarnasse, l’une des sept Merveilles du monde antique.

La British Library (équivalent britannique de la Bibliothèque nationale) occupait la Great Court du musée. Elle a été transférée dans un bâtiment situé à côté de la gare St Pancras. Seule reste la salle de lecture, The Queen Elizabeth II Great Court. Inaugurée en décembre 2000, elle arbore une nouvelle structure en verre et en métal, qui a considérablement rajeuni l’édifice.

Le palais de Buckingham

Buckingham Palace est la résidence permanente de la famille royale. Les touristes s’y rendent en masse pour assister à la traditionnelle relève de la garde royale. L’étendard flottant en haut du mat royal signale la présence de la reine. On y trouve même une piscine et une salle de cinéma ! Le palais est aussi utilisé pour les cérémonies officielles - les banquets et visites de chefs d’Etat - qui ont lieu dans les appartements d’honneur, les State Rooms.

Construit sur le site d’une maison close, le palais fut la demeure du duc de Buckingham au début du XVIIe siècle. Elle fut ensuite vendue au roi Georges III en 1762. Son successeur chargea l’architecte John Nash de transformer la maison en un palais en 1825. Ni lui ni son frère Guillaume IV, qui lui succéda sur le trône, ne virent les travaux achevés. La reine Victoria tout juste couronnée s’installa dans le palais en 1837. L’aile est fut rajoutée dix ans plus tard. C’est là que se trouve le célèbre balcon depuis lequel la famille royale salue la foule. L’arc italien en marbre, Marble Arch, conçu comme entrée royale du palais, était superflu et fut alors déplacé à l’extrémité nord-est de Hyde Park

La visite de Buckingham Palace s’avère quelque peu frustrante. Seules 20 des 660 pièces du palais sont accessibles. L’extérieur imposant contraste avec l’entrée principale étonnamment modeste. Mais la visite permet de découvrir de superbes pièces comme le salon bleu (Blue Drawing Room). Celui-ci doit son nom aux colonnes en onyx qui le décorent. La salle du trône est éclairée par sept grands chandeliers. C’est dans la salle de musique (Music Room) que les chefs d’Etat sont présentés à la reine et que les baptêmes royaux ont lieu. Le salon blanc (White Drawing Room) accueille la famille royale avant qu’elle ne passe dans la salle de bal et la salle à manger. Enfin, la galerie de tableaux (Picture Gallery) abrite une collection impressionnante de toiles de maîtres : Vermeer, Poussin, Rubens, Rembrandt et Van Dyck. En revanche, les appartements d’honneur sont fermés au public, tout comme le parc de 15 hectares où la reine donne ses garden parties.

Hyde Park

Surnommé à juste titre “les poumons de Londres” par le politicien Pitt the Elder, Hyde Park est à la fois un lieu de détente et de libre expression. Il fut créé par Henri VIII au XVIe siècle qui en fit un terrain de chasse. Ce gigantesque parc, situé à l’ouest de la capitale, devint un jardin public un siècle plus tard. Le lac artificiel Serpentine fut créé au XVIIIe siècle pour les baignades et le canotage.

Hyde Park accueille de nombreuses manifestations publiques. L’exposition universelle s’y est tenue en 1851 sous une vaste structure de verre (Crystal Palace). Mick Jagger et Luciano Pavarotti ont récemment fait des concerts. Parades et défilés en tout genre animent le parc fréquemment.

Le parc offre de nombreuses activités : promenade en bateau, balade dans les jardins italiens, déjeuner au bord de la Serpentine, visite de la résidence de Lady Di (Kensington Palace)…

Regent’s Park

Situé au nord de la capitale, entre les quartiers de Camden Town et de St John’s Wood, Regent’s Park couvre 250 ha de jardins et de promenade. C’est au roi Henri VIII que l’on doit sa création. Il confisqua en effet le site à l’Eglise pour le transformer, là encore, en terrain de chasse. Le prince Régent (futur Georges IV) chargea John Nash de dessiner le parc en 1811. Le projet de Nash visait à reboiser le parc, créer un lac et construire 56 Terrace Palaces. Faute d’argent, il ne fut pas retenu dans sa totalité. Cet idéal de paysage anglais citadin, tant rêvé par l’architecte et le prince Régent, ne fut que partiellement réalisé. Le parc ouvrit au public en 1838. Il abrite aujourd’hui des jardins, un lac, un zoo, un théâtre en plein air et la grande mosquée de Londres.

La cathédrale Saint-Paul

Symbole fort de la résistance et de la grandeur britannique, la cathédrale Saint-Paul constitue l’une des visites incontournables de la capitale.

Situé au cœur de la City, ce monument est l’un des rares édifices à avoir survécu aux 57 nuits consécutives de bombardements du Blitz. Au grand soulagement de Churchill qui, chaque matin, s’enquérait de son état. Les vétérans de la première guerre ont même fait le guet toutes les nuits, postés sur le toit avec leurs mitraillettes, afin d’éloigner les avions allemands !

Saint-Paul tient une place particulière dans le cœur des Britanniques. Depuis la création du premier édifice en 606, elle a vaillamment traversé les siècles et a été le témoin des grandes heures du royaume. Lord Nelson, le duc de Wellington et sir Christopher Wren y sont enterrés. C’est là que la dépouille mortelle de Churchill fut exposée et que le prince Charles a épousé Lady Di. Bustes, statues et plaques commémoratives en tout genre ornent l’intérieur, notamment le coin des artistes (The Artists’ Corner) situé dans la crypte.

La cathédrale, reconnaissable à son imposant dôme couvert de plomb, date du XVIIe siècle. Détruite et reconstruite à maintes reprises, elle ne résista pas au grand incendie de Londres de 1666. C’est à l’architecte sir Christophe Wren que revint la lourde tâche de reconstruire. Se heurtant à un haut clergé très conservateur, il finit par imposer son plan de construction en croix grecque fort du soutien du roi Charles II. Il fallut 36 ans pour réaliser l’édifice (1675-1711).

En pénétrant dans la cathédrale, la première impression est celle d’un vaste espace, étonnamment lumineux, richement décoré de fresques, mosaïques et sculptures. C’est le dôme, copié sur celui de l’église Saint-Pierre de Rome, qui donne à la visite tout son intérêt.

On accède par le dôme à trois galeries. La galerie des murmures (Whispering Gallery) avec sa fresque en trompe-l’œil. Elle doit son nom à son acoustique inhabituelle grâce à laquelle un murmure peut être entendu d’un bout à l’autre du dôme. La galerie de pierre (The Stone Gallery), située un peu plus haut à l’extérieur, offre un panorama complet de la ville. La galerie dorée (The Golden Gallery) vous emmène au cœur même du dôme et domine l’intégralité de la cathédrale.

La tour de Londres

La tour de Londres (Tower of London), située en bordure de la Tamise près de Tower Bridge, est l’attraction touristique par excellence.

On connaît surtout ses Beefeaters, les fameux 42 hallebardiers de la garde royale. Vêtus de leurs traditionnels costumes rouges et noirs, ils accueillent chaleureusement les touristes tout au long de l’année. Malgré ses sympathiques locataires, la Tour de Londres a longtemps suscité la peur auprès des Anglais.

Construite par Guillaume le Conquérant afin de surveiller la ville, elle a essentiellement servi de prison, de lieu de torture et d’exécution. De la porte des traîtres (Traitors’ Gate) à la tour ensanglantée (Bloody Tower), chaque partie de l’édifice rappelle les époques mouvementées et violentes qu’a traversées la monarchie britannique pendant neuf siècles.

La forteresse en bois, bâtie au XIe siècle, fut progressivement remplacée par une vingtaine de tours en pierre avec une tour centrale, la tour blanche (White Tower). Les tours sont reliées entre elles par des remparts rajoutés au fil des siècles.

Chaque tour a eu ses victimes. L’écrivain et homme politique sir Thomas Moore fut emprisonné, sur les ordres de Henri VIII, dans la tour de la cloche (Bell Tower), puis exécuté sur l’échafaud de la tour de la colline (Tower Hill). Le même roi envoya deux de ses épouses, accusées d’adultère, à l’échafaud situé sur la tour verte (Green Tower). Le célèbre explorateur, sir Walter Raleigh, à qui l’on doit la découverte du tabac, passa 13 ans dans la tour ensanglantée avant d’être décapité. La reine Elisabeth Ire y fut même emprisonnée pendant deux mois, suite à une révolte armée qui visait à détrôner Marie Tudor à son profit. Enfin, Guy Fawkes, à l’origine de la Conspiration de poudres (1605) visant à faire sauter le Parlement, fut torturé dans les sous-sols de la tour blanche.

Les joyaux de la couronne constituent l’attraction majeure de la Tour de Londres. Les touristes viennent nombreux admirer la couronne impériale d’Etat (Imperial State Crown), ornée de 2868 diamants, 273 perles mais aussi de saphirs, de rubis et d'émeraudes, ainsi que le sceptre à la croix (Sceptre with the Cross). Ces deux insignes royaux sont utilisés par les monarques lors des cérémonies officielles et sont ornés de deux des trois plus gros diamants au monde. Le troisième, le légendaire Koh-i-Noor, est enchâssé dans la couronne de la reine mère, exposée, elle aussi, dans la Jewel House (maison des bijoux).

L’abbaye de Westminster

De l’église bâtie au début du XVIIe siècle, seuls ont survécu le tombeau d’Edouard le Confesseur, canonisé en 1661, la salle du coffre et la crypte. C’est Henri III qui entreprit de rebâtir l’édifice en 1220. Il fallut trois siècles pour achever la construction. Henri VII rajouta une chapelle gothique au XIVe siècle. Les derniers ajouts, effectués par sir Christopher Wren et son élève Nicholas Hawksmoor, eurent lieu au XVIIIe siècle.

C’est là que les rois Harold et Guillaume le Conquérant furent couronnés. Monarques, hommes politiques, écrivains, musiciens et poètes y sont enterrés. Elisabeth Ire et Marie Stuart, son ennemie jurée qu’elle fit décapiter, reposent côte à côte. Les ministres rivaux Gladstone et Benjamin Disraeli, enterrés dans l’aile des chefs d’Etat (Statesmen’s Aisle), doivent eux aussi se supporter pour l’éternité. Le coin des poètes (Poets’ Corner) abrite les tombes de Chaucer, Shakespeare, D.H. Lawrence, Samuel Johnson, Kipling et Thomas Hardy. Le compositeur Britten et l’organiste Purcell sont enterrés dans l’aile de musiciens (Musician Aisle). La mémoire de nombreuses personnalités est célébrée à travers toute l’abbaye. Parmi elles, Tennyson, T.S. Eliot, Lewis Carroll, Lord Byron, Milton, Darwin, Newton, Franklin Roosevelt, Churchill… Plus qu’une abbaye, c’est un véritable panthéon à la gloire de l’Angleterre et de ses riches heures.

En entrant, on est immédiatement frappé par l’allure majestueuse de l’édifice et par sa richesse. Le chœur, amplement décoré, précède le sanctuaire où les monarques sont couronnés. Juste derrière, se trouve la chapelle d’Edouard (St Edward’s Chapel) qui abrite le trône du couronnement (Royal Coronation Chair). Tout au fond de l’édifice, on peut admirer la chapelle d’Henri VII (Henry VII Chapel) dans laquelle sont enterrées Elisabeth Ire et Marie Stuart. L’aile des chefs d’Etats se trouve dans le transept gauche et l’aile des poètes dans le transept droit.

Le cloître (Cloisters) date des XIIIe et XIVe siècles. Il abrite un musée, une bibliothèque et la salle du coffre (Pyx Chamber) où se trouve le trésor royal. On peut aussi visiter la salle capitulaire (Chapter House), avec son carrelage et ses fresques d’époque.

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