Guide Voyage Londres - KARAVEL
 

Londres

Les indispensables

Tout Londres en parle

Une pièce à hurler de rire

Le West End, le quartier des théâtres à Londres, s'est trouvé deux nouvelles coqueluches : Sean Foley et Hamish Mac Coll, deux acteurs jusqu'alors inconnus au bataillon. Le duo fait salle comble chaque soir avec The play what I wrote (La pièce que c'est moi qui l'ai écrite), une comédie mordante mise en scène par  l'acteur shakespearien Kenneth Branagh. Chaque soir, un invité mystère rejoint sur scène les deux interprètes principaux. Ewan Mc Gregor, Jerry Hall, Ralph Fiennes, Kenneth Brannagh et bien d'autres se sont déjà prêtés au jeu. La pièce a décroché de multiples lauriers et battu le record du plus grand nombre de tickets vendus à l'avance de toute l'histoire du West End. Vous savez ce qu'il vous reste à faire... The play what I wrote, Wyndhams theatre, du lundi au samedi 20h15, matinées mercredi 15h, samedi 17h - représentations jusqu'à fin mars 2002.

Kiss me Kate !

Si votre anglais n'est pas absolument fluent, préférez cette adorable comédie musicale, un classique du genre créé dans les années 40 par Cole Porter. C'est le meilleur musical du moment, vous ne le regretterez pas ! Kiss me Kate, Victoria Palace Theatre London SW1 - Représentations lundi et samedi 19h30, jeudi et samedi 14h30 - Tickets (44) 020 7834 1317 -   www.kissmekate.co.uk/

Un espion à la rescousse du métro londonien

Le plus vieux métro du monde (il date de 1863) collectionne les retards, fermetures et incidents divers. Quelques exemples pris au hasard : à Notting Hill, l'escalier mécanique est en panne depuis bientôt deux ans ; la ligne Central vit sous la menace constante des coupures d'électricité et du black-out ; tandis qu'à Holborn, il faut compter une bonne vingtaine de minutes avant de réussir à gagner la sortie, en raison de travaux qui s'éternisent dans les couloirs de la station. Selon des études récentes, un même trajet peut prendre entre 15 et 45 mn. A 20 F le ticket de métro deux zones, on comprend la grogne des trois millions d'usagers, pourtant réputés pour leur flegmatisme. Même les projets d'amélioration tournent au cauchemar : l'extension de la Jubilee Line vers Greenwich a coûté 4 milliards de livres, soit le double du devis initial. Excédé par ces dysfonctionnements, le gouvernement souhaite procéder à la privatisation partielle du "mammouth". Mais Ken le Rouge, maire dissident travailliste de Londres, s'oppose bec et ongles à ce projet et souhaite conserver à tout prix le métro dans l'escarcelle publique. Il vient pour cela d'embaucher une recrue de choix : Bob Kiley, ex-espion de la CIA et sauveur du métro de New York. Ce drôle de tandem réussira-t-il à remplir une mission impossible ?

Lifting du British Museum

A court d’espace, le musée a fait construire une verrière high-tech dans sa cour intérieure. L'architecte Norman Foster (auteur du Carré d'Art à Nîmes ou du nouveau parlement allemand) a conçu et dirigé le projet. C’est la première fois en 150 ans que le public est autorisé à pénétrer dans cette partie du bâtiment.

British Museum suite

Voilà une expo insolite qui pimentera votre séjour londonien : Agatha Christie and the archeology : mystery in Mesopotamia. Et oui, c'est une surprise ! La flegmatique romancière nourrissait une passion pour l'archéologie et la photographie. Elle a souvent participé aux expéditions de son deuxième mari, l'archéologue Max Mallowan, qui menait des fouilles dans le monde entier : Egypte, Syrie, Irak... Ces voyages constituèrent une inépuisable source d'inspiration pour ses romans : Mort sur le Nil, Meutre en Mésopotamie, Rendez-vous avec la mort, Le crime de l'Orient-Express...  Aux curieux qui lui demandaient pourquoi elle aimait tant l'archéologie et les romans noirs, Agatha répliquait "J'adore les cadavres". La section archéologique du British Museum rend hommage à la grande dame à travers l'exposition de photos, d'objets et de sculptures issus de fouilles auxquelles elle a participé. Jusqu'au 24 mars - The British Museum, Great Russel Street www.thebritishmuseum.ac.uk

La BBC en perd la voix

Sue Mac Gregor est une institution vivante en Grande-Bretagne. Sa voix de velours et ses questions impertinentes font, depuis plus de 18 ans, le succès de Today, l'une des émissions phares de la BBC. Or Sue vient d'annoncer qu'à 60 ans, elle en avait marre de se lever tous les matins aux aurores et souhaitait prendre sa retraite. Drame outre-Manche ! Ses pairs ne tarissent pas d'éloges : "Elle est irremplaçable. Les Britanniques ont parfois besoin d'être rappelés à l'ordre par une maîtresse d'école. (...) Ceux qui ont affaire à elle sont aussi penauds que des élèves convoqués dans le bureau d'un directeur d'école pour une bêtise qu'ils vont dévoir expliquer". Qui va succéder à la courtoise Sue ? Les paris sont ouverts... (source The Guardian).