Tunisie
Les environs de Tunis
Sidi Bou Saïd
Sidi bou comme disent affectueusement les Tunisiens est un petit village bleu et blanc perché sur une colline qui domine la baie de Tunis. Une architecture traditionnelle, un "bleu et blanc à la Sidi bou", qui en font le village le plus connu des environs de Tunis. Du haut de son phare, ce village de pêche veille sur la baie de Tunis. Il prévient l'arrivée des envahisseurs, comme celle des croisés de Saint Louis en 1270. Abou Said est connu comme un haut lieu de la pensée soufie. Abou Said, mort en 1236, y insuffla une vie mystique. Sa sépulture est placée aujourd'hui dans la mosquée Zaouïa et les Tunisiens continuent à lui rendre hommage. Il est désormais le saint patron des marins, et les villageois tiennent particulièrement à ce respectable personnage.
Charmant et bien situé, le village a connu un destin exceptionnel. Au XVIIe siècle, Sidi bou devient la terre d'élection de la haute bourgeoisie de Tunis, qui y fait construire de magnifiques palais et des jardins luxuriants. Au XXe siècle, Georges Bernanos, André Gide, Paul Klee ont succombé aux charmes du village.
Le village est une succession de ruelles étroites aux murs blancs et aux volets bleus. D'impressionantes portes à gros clous forgés s'opposent à la finesse des moucharabiehs d'inspiration andalouse. Ils soustraient élégamment les intérieurs au regard des passants curieux. Les venelles sont parsemées d'une végétation colorée aux douces odeurs : amandiers, oliviers, jasmins, rosiers, aloès et bougainvilliers.
La rue principale, rue Habib-Thameur, dessert de belles maisons et un souk assez touristique. Elle monte vers le café des Nattes, traduire café haut, qui occupe une partie de la mosquée. De ses marches, on peut admirer la vue magnifique sur la baie de Tunis. Un escalier en colimaçon mène au port. En bas le café Sidi Chabaane jouit d'une jolie vue sur la baie.
Y aller : environ 20 km au nord-est de Tunis, quitter Tunis par l'avenue Mohammed V, emprunter l'autoroute en direction de La Marsa, ensuite suivre la direction Sidi bou Said. En TGM, station Abou Saïd.
Palais du Baron d’Erlanger (Ennajma Ezzahra)
Construit entre 1912 et 1922, sur la colline de Sidi Bou Saïd, par le baron Rodolphe d’Erlanger. Ce peintre et musicologue français était un passionné de culture arabe. Le palais, qui s’étend sur 10 hectares, est considéré comme un monument important du patrimoine architectural tunisien. La façade donne sur une immense terrasse, avec une vue imprenable sur la baie de Sidi Bou Saïd et le port de plaisance. Architecture intérieure arabo-andalouse, principalement orientaliste : patio à arcades, long couloir de marbre rose, fontaines intérieures avec cours d’eau, appartements et hammam privé, bibliothèque abritant une riche collection de manuscrits arabes. Un espace moderne accueille également une exposition permanente d’instruments de musique arabe.
La Marsa et Gammarth
La Marsa et Gammarth sont très proches de Sidi bou Saïd. L'une et l'autre, au bord de la mer, incitent à une halte agréable. La Marsa fut le lieu de résidence des beys, joli petit village avec son fameux café Saf Saf, étalé en dessous d'une mosquée hafside, face à un puit de la même époque. Gammarth, sous la falaise, est une discrète station balnéaire avec une longue plage de sable fin à deux pas de celle de La Marsa.
Y aller : environ 25 km au nord de Tunis, prendre l'avenue Mohammed V puis emprunter l'autoroute en direction de la Marsa et Gammarth. En TGM, station La Marsa, terminus.
La Goulette
La plage populaire de Tunis, dont le succès date des années 60. Située à côté du port, elle accueille une foule eclectique où cohabite joyeusement la mosaïque culturelle et religieuse du Tunis populaire. Le long de la plage des guinguettes éclairées par des lampions multicolores servent le fameux complet au poisson, la spécialité du pays.
Y aller : environ 11 km de Tunis, quitter Tunis par la digue du lac, elle mène à la Goulette. En TGM, station La Goulette
Carthage
De la fameuse cité phénicienne, il ne reste que des vestiges éparpillés sur la colline de Byrsa. Il faut fournir un effort d'imagination si l'on souhaite se replonger au temps de Carthage et des guerres puniques... Autour, de jolies villas, nichées dans la verdure, ont vue sur la mer et sur Carthage.
Les fouilles, entamées sous le protectorat ont été relayées par l'Unesco, qui a classé Carthage au patrimoine mondial de l'humanité en 1993. Fondée par les Phéniciens vers 814 av. JC, fut détruite par les romains en 146 av. JC puis reconstruite sur ordre de Jules César en 44 av. JC, avec le titre de colonie puis de capitale de la province romaine d'Afrique. Entre le VIe et le IIe siècle av. J.C, l'influence de Carthage s'étend sur la Tunisie, la côte nord-africaine, les côtes méditerranéennes, la Sardaigne, les Baléares et le sud de l'Espagne que conquit Hannibal. Elle exerça une influence tout aussi grande au service de Rome. Les ruines de Carthage témoignent de cette stratification de civilisations successives. Les pierres rendent ici hommage à la longue et glorieuse vie de Carthage.
Le tophet de Tanit et Baal Hammon
Un jardin ombragé semé de stèles blanches, qui donne sur la mer. Ce site est le plus ancien lieu de culte punique de Carthage. Il renferme des milliers d'urnes recueillant des cendres d'enfants. Cette découverte a alimenté la polémique au sujet des sacrifices d'enfants à l'époque carthaginoise. Les textes romains et les inscriptions déchiffrées sur les urnes laissent supposer que les Carthaginois pratiquaient des sacrifices d'enfants en bas âge, offerts à Tanit ou Baal Hammon pour attirer leur clémence sur Carthage. Baal Hammon et Tanit étant les dieux les plus vénérés à Carthage. Ils forment un couple, Baal Hammon est le dieu suprême, protecteur de la ville, et Tanit la déesse maternelle. Flaubert a magnifiquement romancé cette interprétation dans Salammbô. Il raconte comment, à la suite de la révolte des mercenaires après la première guerre punique, les Carthaginois implorent la miséricorde divine par des sacrifices humains. Les historiens réfutent cette première interprétation et proposent des explications plus rationnelles et plus plausible. Ils insistent notamment sur l'incohérence à sacrifier des enfants qui sont la ressource et l'avenir de Carthage. Ils évoquent aussi la possiblilité d'une campagne diffamatrice menée par les Romains pour justifier la destruction de Carthage, et peut-être une explication irrationnelle à la force de Carthage et à la crainte qu'elle leur inspire. Les inscriptions gravées sur les urnes et les stèles pourraient correspondre à des sacrifices de bêtes, ou d'enfants morts en bas âge et confiés aux dieux.
Y aller : 17 km au nord de Tunis. Prendre l'avenue Mohammed V et l'autoroute vers l'aéroport, puis vers Carthage. TGM : Carthage Salammbô et carthage Hannibal.
Les ports puniques
Aujourd'hui deux lagunes qui étaient deux ports côte à côte, l'un rectangulaire pour la marine marchande, et l'autre circulaire pour les navires de guerres. Le port de guerre était construit de façon à ce que personne ne puisse l'apercevoir de l'extérieur, ni du port marchand ni de la mer. Au milieu du port se trouvait une petite île où des cales permettaient de tirer les navires au sec et de les abriter. Sur les remparts circulaires du port se dressaient une série de cales en bois pour dissimuler plus sûrement les navires aux regards étrangers.
Y aller : à côté du tophet
Les thermes d'Antonin
La construction des thermes s'étale sur une longue période qui commence sous Hadrien (118-138) et s'achève entre 145 et 162. La pièce froide, dite frigidarium, reposait sur huit colonnes de granit de 15 m de haut. Les thermes sont les vestiges les plus impressionnants de Carthage, mais il n'en reste que la partie enterrée en sous-sol. Ils furent détruits par les Vandales qui pensaient que la population carthaginoise pouvait soutenir un siège. La salle d'eau s'élevait en réalité au niveau de l'actuelle esplanade. Plus loin, se trouve une chapelle chrétienne du VIIe siècle, la basilique byzantine de Douimès, et la nécropole punique tout en haut du jardin. Dans ce quartier on peut observer le plan en damier spécifique à Carthage. Chaque quartier est divisé en deux rues principales qui se croisent pour former une croix. Les rues s'organisent de façon géométrique autour de cet axe.
Y aller : avenue des thermes d'Antonin
La colline de Byrsa, la cathédrale Saint-Louis et le musée national de Carthage
Le colline de Byrsa est le lieu de fondation de Carthage. Elle est dominée par la cathédrale Saint-Louis, construite par les missionnaires en hommage à saint Louis, mort dans la baie de Tunis à la fin du XIIIe siècle. La cathédrale fut aussi le siège des pères blancs d'Afrique jusqu'à l'indépendance, et le symbole d'une volonté d'expansion religieuse. Aujourd'hui ce n'est plus un lieu de culte, elle accueille les concerts de l'Octobre musical.
Le musée national de Carthage, est situé dans l'ancien couvent des pères blancs, derrière la cathédrale. Il expose le résultat des fouilles archéologiques de Carthage. Le musée du Bardo présente aussi certaines pièces. Les objets sont répertoriés selon trois périodes : punique, romaine et islamique.
Au rez de chaussée, la salle des sculptures rend compte de l'apport de l'art et de la civilisation romaine. La salle des sarcophages puniques expose des sépultures avec leurs riches contenus, bijoux et petits masques de verre. La salle des paléochrétiens renferme des pièces d'art religieux chrétien trouvées dans les basiliques.
Au premier étage, un assortiment de lampes, d'objets de culte ou de la vie quotidienne, datant de chacune des trois périodes. La salle punique présente des objets liés aux rites religieux carthaginois. On peut dès lors se représenter quels pouvaient être les rituels d'une cérémonie dans le tophet de Tanit et Hammon. A la suite, la salle des amphores présente l'évolution de cet objet nécessaire au commerce et à la conservation des vins ou des huiles.
La salle de Byrsa est consacrée aux fouilles archéologiques françaises. Elle permet de visualiser grâce à une décomposition topographique de la colline de Byrsa, la succession des civilisations qui ont vécu sur le site de Carthage. Six niveaux, trois de civilisation punique, une couche romaine, une cinquième romaine, vandale et byzantine, et la dernière islamique. La première couche était censée avoir disparu sous l'impulsion romaine de démolition et de reconstruction. En réalité les fouilles ont permis de retrouver des tombes, des ateliers métallurgiques, des fondations, ce qui rend la découverte encore plus émouvante.
La colline de l'Odéon et les villas romaines
Sur la colline de l'Odéon se trouve un quartier résidentiel. Une maison romaine du IIIe siècle, partiellement reconstituée dans les années 60, possède une jolie mosaïque. De la terrasse de cette "maison de la Volière", on aperçoit Carthage et Sidi bou Saïd. Non loin un théâtre restauré accueille le festival international de Carthage.
Y aller : sortir du parc et suivre le chemin en direction de la colline de Byrsa
Le quartier d'Hannibal et le temple d'Eshmoun
Les vestiges d'un quartier de la ville punique, appelé quartier d'Hannibal, qui date de 202 à 146 av. J.C. Les maisons étaient organisées autour d'une cour intérieure au sol décoré de mosaïques. Des escaliers en bois menaient aux chambres situées à l'étage.
Y aller : à côté du musée national de Carthage
Les basiliques chrétiennes
Les ruines de la basilique de Saint-Cyprien et des rotondes du site de Damous el-Karita datent de la période chrétienne de Carthage. Seules les fondations demeurent. La basilique de Saint-Cyprien était sise sur les bords de la falaise, tandis que les anciennes basiliques et rotondes du site de Damous el-Karita se situent au bout de la rue Belahouanne.
Les citernes de la Malga, l'amphithéâtre romain
Des citernes qui alimentaient en eau la ville de Carthage, il ne reste que les vestiges de 15 bassins. L'eau était acheminée jusqu'aux bassins par un aqueduc provenant de Zaghouan. Il fut construit au IIe siècle sous Hadrien.
Les ruines de l'amphithéâtre datent du Ier siècle. Il pouvait accueillir plus de 30 000 personnes. Des gladiateurs s'y affrontèrent ainsi que des fauves. Plusieurs supplices de chrétiens y auraient été perpétrés au début du IIe siècle.
Y aller : les citernes à droite sur la route de Tunis après le carrefour de Tunis - La Marsa, et l'amphithéâtre à gauche.
Oudhna
Une ville d'origine berbère qui passe sous la coupe de Carthage puis de Rome. Sous l'Empire romain, elle est reconstruite comme colonie et prospère librement. Les mosaïques conservées au musée du Bardo témoignent de la richesse de la ville. Le site présente les ruines du capitole, de l'amphithéâtre avec ses gradins qui pouvaient accueillir 12 000 spectateurs, et des 30 pièces de la maison du prospère Ikarios, riche propriétaire foncier.
Thuburbo Majus
Thuburbo Majus se trouve à une heure de route de Tunis, sur la route de Oudhna. Une ville dont les origines mal connues seraient probablement berbères. D'abord sous influence carthaginoise, elle passe ensuite sous domination romaine. Lors de la période de colonisation romaine, le site est choisi par Rome pour son environnement fertile. Elle vit alors au rythme de Rome la magnifique, et les monuments qui restent datent principalement de cette période d'opulence romaine (IIe et IIIe siècle). Les vestiges principaux sont le capitole, dont il reste quelques colonnes dressées vers le ciel, les thermes d'été et les thermes d'hiver, et enfin, le forum romain, le temple de la paix de style punique, l'agora et le temple de Mercure.
Guide pays
Pratique
- Introduction générale
- En un coup d'oeil
- Itinéraires
Repères - Histoire et politique
- Arts
- Environnement
- Fêtes et traditions
Pratique - Avant le départ
- Quand partir ?
- Transports
- Mémento pratique
Où dormir ? - Texte général sur les hôtels
Où manger ? - Texte général sur les restaurants
Où sortir ? - Texte général sur les sorties
Shopping - Texte général sur le shopping
Présentation - Texte Introduction Tunis
Visites - Visites Tunis texte
- Visites Tunis adresses *
Où dormir ? - Hôtels pas chers Tunis*
- Hôtels standard Tunis*
- Hôtels haut de gamme Tunis *
Où manger ? - Restos petits prix Tunis *
- Restos bonne table Tunis *
- Restos grande table Tunis *
Où sortir ? - Tunis Bar*
- Tunis boites de nuit *
- Tunis spectacles *
Shopping - Adresses shopping *
Pratique - Tunis pratique
A voir - Textes environs de Tunis
- Environs tunis : Sidi Bou Sai hotels *
- Environs tunis : Sidi Bou Sai restos *
- Environs tunis : la Goulette restos *
- Environs tunis : la Marsa restos *
- Environs tunis : la marsa sorties *
- Environs tunis : carthage hotels *
- Environs tunis : Gammarth hotels *
- Environs tunis : Gammarth shopping *
Présentation - Intro région le nord
A voir - La côte Corail
- Les routes intérieures
Présentation - Introduction péninsule cap bon
A voir - Le golfe d'Hammamet
- Le tour de la péninsule
Présentation - Introduction sahel et le centre
A voir - Le Sahel
- Sahel : Sousse hôtels*
- Sahel : Sousse restos*
- Sahel : Sousse bars*
- Sahel : Sousse shopping*
- Sahel : Monastir hôtel*
- Les steppes
Présentation - Introduction au sud
A voir - Jerba
- Autour du Chott-El-Jerid
- Le Sud : Douz hôtels *
- Le Sud : Douz restos *
- Le Sud : Douz bars *
- Le Sud : Nefta hôtels *
- Le Sud : Nefta restos *
- Le Sud : Tamerza hôtels *
- Le Sud : Tamerza restos *
- Le Sud : Tozeur hôtels *
- Le Sud : Tozeur restos *
- Le Sud : Tozeur bars *
- Le Sud : Zaafrane hôtels *
- Les montagnes du Dahar
En coulisse - Les auteurs
Les indispensables
