Guide Voyage Tunisie - KARAVEL
 

Tunisie

Repères

Environnement

En bref

Une façade maritime longue de 1250 km • Un paysage de steppe ou de désert dans le reste du pays, avec une particularité : les dépressions salées ou chotts • Huit parcs naturels.

Géographie

La Tunisie (160 000 km2) est le pays le moins montagneux du Maghreb. Son plus haut sommet, le Djebel Chaambi, culmine à 1500 m. La Medjerda, dont la vallée verdoyante est riche en terres fertiles, est le seul oued important du pays. La façade maritime est longue de 1250 km environ. Les régions littorales offrent les contrastes les plus remarquables en terme de végétation. Aux alentours de Aïn Draham, dans le nord, de superbes forêts de chênes verts et chênes-lièges s’étendent à perte de vue. Dans la région du Cap Bon, la flore méditerranéenne et les arbres fruitiers dominent. Le sud (à partir de Sousse) est en revanche la contrée de l’olivier et du palmier. La majorité de la population se concentre dans cette bande littorale, car le climat est doux et les terres relativement fertiles. Le centre du pays, à l’intérieur des terres, est une vaste steppe semi-aride. Les différences de températures sont nettement plus marquées, la végétation plus rare, l’agriculture (élevage) extensive. Enfin, au sud, dès qu’on s’éloigne de la mince bande littorale, c’est le désert. Il couvre près de 49 % du territoire. Quelques oasis sahariennes sont à signaler : Tozeur, Nefta, Kébili, Douz, et (surtout), le superbe village de Tamerza, planté au sommet d’une crête, avec en contrebas, le lit d’un oued asséché.

Le chott el Djérid

Immédiatement visible sur une carte, en raison de ses dimensions, car il s’étend sur plus de 300 km de large, il s’agit en fait d’une sebkha, une vaste cuvette d’eau salée – totalement asséchée durant la saison chaude. Des croûtes salines se forment à partir d’une agglomération de cristaux. Dès que la température s’élève, des mirages apparaissent. Une route surélevée, parcourt le Chott dans le sens de la longueur. Quelques échoppes proposent des roses des sables et des cristaux plus ou moins rares. L’hiver, lorsque le niveau de la nappe phréatique remonte, l’eau affleure, et la route se transforme en digue. Le chott est situé en dessous du niveau de la mer : c’est une dépression. Il est déconseillé de quitter la route goudronnée sans être accompagné par un bon guide. En été, la température est infernale, l’insolation guette, et il n’y a pas âme qui vive. En hiver, certains sables sont mouvants.

Les parcs naturels et la faune

La préservation de l’environnement est une préoccupation constante des autorités. Il existe huit parcs naturels. Le plus intéressant est celui du lac d’Ichkeul, situé aux portes de Bizerte. Il figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. C’est une étape du parcours des oiseaux migrateurs (entre octobre et mars). Autre particularité : il regorge de fossiles d’huîtres géantes. Il suffit de se baisser pour en ramasser. Toujours au nord, mais au large : les îles de Zembra et Zembratta. Riches en espèces d’oiseaux de mer et en phoques-moines, elles ne sont accessibles que sur autorisation.

La faune est assez diversifiée : sangliers, mouflons et cigognes dans les régions montagneuses du nord ; rapaces (faucons et éperviers) dans le Cap Bon ; chats (c’est simple : il y en a partout…) et flamants roses à Tunis ; gazelles et antilopes, chacals et fennecs dans le désert. Les grands fauves ont disparu : le dernier lion tunisien aurait été tué en 1912. Les eaux sont poissonneuses : thons, sardines, mulets, dorades, soles, mérous... Les fonds marins, à Tabarka, sont d’une grande beauté (coraux).

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