Guide Voyage Martinique - KARAVEL
 

Martinique

A voir

Les Trois-Ilets

Le nom de la ville lui vient bien sûr des 3 îlets qui lui font face dans la baie de Fort-de-France. C’est son petit cul-de-sac marin qui attira les colons français dans ce site naturellement protégé du large et qui offrait, à la fois, un débouché facile à la mer pour le commerce et un accès direct aux terres arables de l'arrière-pays côtier. Au centre du bourg se trouve une belle église coloniale édifiée en 1724. En 1763 elle vit le baptême d'une certaine Joséphine de Beauharnais qui devint l'épouse de Napoléon Bonaparte en 1796.

Aujourd'hui, tirant profit du centre touristique de la Pointe du Bout non loin, des boutiques de souvenirs, des restaurants et des bars occupent les rues du centre-ville.

Le Musée de la Pagerie

Joséphine de Beauharnais, future Impératrice, naquit le 23 juin 1763 dans l’ancien domaine de la famille Tascher (prononcer “taché”) de la Pagerie. Aujourd’hui, au sein d’un jardin fleuri, un petit musée relate l’enfance de la jolie créole : selon la légende, alors qu’elle était adolescente, une vieille femme noire lui aurait prédit de grandes destinées, après avoir lu dans les lignes de sa main. Près du parking, le long d’une rivière ombragée, s’élèvent les murs de pierre de la sucrerie avec ses cuves. A la Martinique, le souvenir de Joséphine reste partagée entre la fierté d'avoir donné à la France une grande figure féminine et la honte d'avoir accouché d'une femme que la rumeur disait de mœurs dépravées. On lui reproche surtout l'influence décisive qu'elle eut sur Napoléon au moment de rétablir l'esclavage: elle lui rappela la prospérité des colonies sous l'Ancien Régime servile, défendant ainsi les intérêts de sa propre famille. En 1802 fut abrogée l’abolition de 1793 aux Antilles françaises et de sanglantes répressions s’ensuivirent à Saint-Domingue et à la Guadeloupe. La Martinique n’oublia pas : la statue en marbre de Joséphine érigée sur la Place de la Savane à Fort-de-France n’a-t-elle pas été décapitée façon guillotine et maculée de peinture rouge sang sur sa poitrine ? Souvent restaurée, la mairie a depuis longtemps capitulé devant les multiples récidives et laissé en l'état l’image de l'Impératrice peu aimée.

Comment y aller ?

Quitter la RD7 à la hauteur du parc des Floralies et remonter la RD38 jusqu’au parking du musée.

Infos pratiques

Domaine de la Pagerie - 97229 Les Trois-Ilets - Tél. : 05 96 68 33 06 - Fax : 05 96 68 38 41 -  Ouv. Ma.-Ve. 9h-17h30 ; Sa.-Di. 9h30-13h / 14h30-17h30 - Tarif adulte : 3,05€ ; enf. (5-16ans) : 0,76€.

La Maison de la Canne

Dans le parc de l’ancienne distillerie de Vatable, près d’une petite rivière, se trouve la Maison de la Canne consacrée à la place de la célèbre culture dans l'économie et la société martiniquaises. Trois siècles d'économie sucrière et rhumière sont rappelés dans les collections muséographiques.

Comment y aller ?

En venant de Rivière-Salée ou des Trois-Ilets, impossible de rater le domaine sur le bord de la RD7.

Infos pratiques

Pointe Vatable – 97229 Les Trois-Ilets – Tél. : 05 96 68 32 04 – Fax : 05 96 68 42 69 – Ouv. Lu.-Je. 8h30-17h30 ; Ve.-Di. 9h-12h / 14h-17h – Tarif adulte : 3,05€ ; enf. (5-12ans) : 0,76€.

Le Village de la Poterie

Ce site du XVIIe siècle abrite un village d'artisanat très touristique où sont exposées à la vente des pièces de poterie en terre ou en céramique, utilitaires (vaisselle) ou décoratives (lampes), au milieu d'articles divers (santons, vannerie, serviettes de bain). Le rouge vif des terres argileuses contraste avec le vert des prairies aux alentours et on devine la proximité de la baie de Génipa en apercevant quelques mangles de la mangrove toute proche.

Comment y aller ?

En venant de Rivière-Salée ou des Trois-Ilets, suivre les indications sur la RD7.

Infos pratiques

Quartier Poterie - 97229 Les Trois-Ilets - Tél. : 05 96 68 03 44 - Fax : 05 96 68 19 27 - Ateliers et boutiques ouverts lu.-ve. 9h-11h30 / 14h-15h30 ; sa. 7h-11h – Entrée libre.

La Pointe du Bout

Principal complexe touristique de l’île, c’est à la Pointe du Bout que se trouvent les hôtels du Méridien, du Sofitel Bakoua et du Novotel Carayou, répartis autour de la marina d’où vont et viennent les navettes de liaison maritime avec Fort-de-France.

Depuis la marina jusqu’aux plages de l’Anse Mitan et de l’Anse à l’Ane plus au sud, hôtels, villas de location, bars, restaurants, discothèques, casino, boutiques de souvenirs, bureaux d’excursions terrestres et nautiques se concentrent et se succèdent le long de la route littorale menant vers les Anses d’Arlet.

Depuis 1999 existe le Village Créole au décor coloré avec sa fontaine et ses allées marchandes : 7 restaurants et 26 boutiques. Compter de 7,62€ à 38,11€ pour des spécialités culinaires rapides ou gastronomiques, créoles, françaises, italiennes ou tex-mex. Galerie d’art, vêtements de plage, spiritueux, joaillerie, parfumerie, carterie-presse, coiffure, laverie, banque et supermarché se trouvent aux environs.

Traversée de la baie de Fort-de-France

La découverte de la baie par la mer est saisissante : par temps dégagé, la vue sur le versant sud des Pitons du Carbet et l’agglomération de Fort-de-France est splendide ! Cette facilité de liaison explique la grosse affluence des WE aux Trois-Ilets : boutiques, bars et plages sont pris d’assaut par la jeunesse foyalaise. Possibilité de liaisons jusqu’à l’Anse Mitan et l’Anse à l’Ane.

Comment y aller ?

Débarcadères : jetée de la Savane ; marina de la Pointe du Bout.

Infos pratiques

Ad : Sociétés de transport Somatour (tél. : 05 96 73 05 53) et Vedettes Madinina (tél. 05 96 63 06 46) - Sites : www.somatour.com ; www.vedettes-madinina.com - Tarif adulte : 3,81€ (aller simple) / 5,79€ (A/R) ; enf. : 1,83€ (aller simple) / 3,05€ (A/R) - Traversées d’env. 20mn ; rotations quotidiennes toutes les 1/2h de 6h30 à 17h30.

 

La côte sud-ouest caraïbe

De l’Anse à l’Ane au Diamant, la RD37 franchit une succession de mornes et de ravines avec quelques plages au fond de petites criques. A l'Anse Dufour, le sable jaune-blanc contraste avec le sable noir de l'Anse Noire voisine.

Village de pêcheurs avec ses gommiers halés sur le sable, la ville des Anses d'Arlet est connue pour son église typique au haut clocher dressé dans l'alignement d'une longue jetée de bois s'élançant vers la mer : c'est même l'une des cartes postales les plus répandues de l'île. L'espace d'une halte, on s'attablera à l'un des petits restaurants proposant de délicieux plats de poissons (compter de 8,38€ à 14,48€ env. par menu).

Après les Anses d'Arlet, la route longe les flancs du Morne Marcher (477m) et surplombe la mer des Caraïbes. La Pointe du Diamant à l’extrême pointe sud-ouest de l'île offre une vue spectaculaire : au détour d’un virage se découvre le Rocher du Diamant, un îlot volcanique de 176m qui surgit de façon abrupte des flots, battu par la houle et taillé par les vents.

La route redescend enfin vers les plages de l’Anse Caffard et  de l’Anse du Diamant : on croise la Maison du Bagnard, une maison naine de bois colorée et fantaisiste, et le mémorial du Cap 110.

Le Rocher du Diamant

Séparé de la côte par les puissants courants marins de la Passe des Fours, le Rocher est le paradis des plongeurs : coraux, gorgones, langoustes et poissons s’agrippent aux tombants et colonisent la moindre faille. Nombre d’oiseaux marins ont nidifié dans les anfractuosités du roc ; les voir tournoyer dans le ciel est un spectacle inoubliable. Des vestiges de l'occupation anglaise de 1804 y subsistent encore : chemins de ronde escarpés, murets, vigies et quelques pièces de canons rouillées par les embruns marins. Une anecdote amusante reste attachée à l'histoire du Rocher: lors de la conclusion des traités réglant la rétrocession de la Martinique à la France, il fut enregistré comme vaisseau de guerre de la flotte britannique sous le nom de H.M.S. Diamond Rock pour le soustraire à la souveraineté française ! Après avoir tenu leur position pendant 17 mois, les troupes anglaises n'en évacuèrent pas moins l'imposant et minuscule îlot devant l'assaut final des Français en mai 1805.

Le mémorial de l’Anse Caffard

A la pointe de l'Anse Caffard s'élèvent les sculptures de l'artiste martiniquais Laurent Valère commandées par la ville du Diamant lors de la commémoration des 150 ans de l'abolition de l'esclavage en 1998. L’œuvre du Cap 110, 15 bustes hauts de 2,50m et massifs de 4 tonnes, ranime le souvenir dramatique du naufrage d'un navire négrier dans la nuit du 8 au 9 avril 1830 qui laissa peu de survivants. Les visages tournés vers la mer agitée du cap semblent comme figés dans une indescriptible et éternelle douleur.

Comment y aller ?

Juste avant l’Anse Caffard en venant des Anses d’Arlet au bord de la RD37.

La ville du Diamant

La plage du Diamant est l’une des plus belles de l’île avec ses 3km de fin sable blanc, ses frondaisons de raisiniers, de cocotiers et d’amandiers, et la vue sur le Rocher au loin.

Touristes et familles martiniquaises affluent le WE : l’essor touristique du Diamant est réel avec ses hôtels, ses boutiques, ses restaurants, sa belle église, son marché animé et ses clubs de plongée et de voile.

A l'approche de la plage grossit la houle qui déferle du côté Ouest, attirant quelques surfers et bodyboarders. Les funboarders apprécient aussi ce spot ventilé. Attention : des courants marins rendent parfois la baignade dangereuse au large et forment plus rarement des tourbillons sous-marins. Que les plus farniente des baigneurs se rassurent: ils trouveront du côté est une mer plus calme.

On bronze en toute quiétude sur cette large plage. Des aires de parking et des tables en bois de pique-nique sont aménagées sous le couvert des arbres à quelques mètres seulement de l'eau. Le long du rivage, on se promène les pieds dans l'eau en soulevant du sable humide de jolis petits coquillages aux couleurs brunes, blanches ou mauves.

Cette station balnéaire possède plusieurs quartiers résidentiels, notamment celui de l’Anse Cafard. Dans les hauteurs, les hameaux de Chalopin, Morne-Pavillon et Morne-Blanc sont également appréciés des touristes. Ils offrent un beau panorama sur la baie du Diamant et sur le morne Larcher. La ville du Diamant s’étend le long de la mer. Sa plage est l’une des mieux préservées de l’île. En vous promenant le long du rivage, vous verrez une petite maison colorée. On l’appelle la maison du Bagnard. C’est devenu l’un des symboles de la Martinique. Médard Aribot, ancien bagnard converti en sculpteur, aurait vécu ici plusieurs années. Il ne faut pas confondre la maison du bagnard avec la maison du Gaoulé. Cette dernière, surnommée la maison de la révolte, se trouve à 3 km du bourg en suivant la D4. C’est ici qu’eut lieu la première action d’opposition à la tutelle française sur l’île. En 1717, les Grands Blancs de la Martinique invitèrent le gouverneur La Varenne pour un banquet. Au cours du repas, ils l’emprisonnèrent et le renvoyèrent en France. Ils mirent ainsi un terme à des réformes qui auraient notamment dû interdire la création de nouvelles sucreries.

Plonger dans les environs du Diamant

Les débutants commencent par la Piscine, une petite crique située à -3 m/-8 m sur la façade nord du rocher du Diamant. Les plongeurs confirmés préfèreront la Faille qui se trouve à -17m sur la façade ouest. Dans la Faille, on a l’impression d’être à l’intérieur d’une cathédrale. Les jeux de lumière créent des effets étonnants. Côté sud du rocher, la Fenêtre, un dôme volcanique, permet d’admirer une faune abondante.

L’Arche, le Fer à cheval et le Tombant constituent d’autres spots de plongée intéressants. Ils se trouvent, eux, le long de la baie du Diamant. L’Arche est une vaste voûte naturelle. C’est un massif corallien situé à une vingtaine de mètres sous l’eau qu’on a surnommé le Tombant. La grotte du Fer à cheval abrite un repaire de langoustes. Une statue de la Vierge y a également été déposée.

 

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