Guide Voyage Martinique - KARAVEL
 

Martinique

A voir

La Route de laTrace

Des hauteurs de Fort-de-France s'élance la célèbre Route de la Trace, sans doute l’une des plus belles de l’île, qui passe sous le couvert des Pitons du Carbet au milieu d’arbres géants et de fraîches cascades et qui gagne la plaine du Morne-Rouge plus au Nord.

Son nom provient de celui que l’on donne aux sentiers forestiers ouverts jadis par les missionnaires, à la Martinique. De nombreuses traces sillonnent d’ailleurs la région ; le percement de la RN3 est récent puisqu’il ne fut définitivement achevé qu'après les éruptions de la Montagne Pelée de 1929-1932.

Il faut prendre le temps de rouler à faible allure pour découvrir une nature omniprésente avec ses fougères arborescentes, ses touffes de bambous et ses lianes suspendues au-dessus du bitume.

Des aires de repos signalent en bord de route les sources d’eau potable et les sentiers de randonnée pédestre balisés par l’ONF et le Parc Naturel Régional de la Martinique. Attention : parcours parfois difficiles ; éviter les jours pluvieux qui les rendent souvent impraticables, la visibilité réduite en altitude et la ventilation forte aux sommets. Renseignements randonnée sur le site : www.sasi.fr/pnrm.

Le Sacré-Cœur et le Jardin de Balata

Quartier résidentiel très prisé, on trouve à Balata de somptueuses villas créoles. Réplique miniature de la basilique de Montmartre à Paris datant de 1924, le Sacré-Cœur de Balata offre un panorama profond de l’agglomération foyalaise et de la baie des Flamands. Plus haut, sous les versants sud des Pitons du Carbet s’étend le Jardin de Balata, un parc riche de près de 2000 essences florales et arboricoles tropicales. La réception du site se loge dans une ancienne maison créole ; la promenade dure environ 1h et convient parfaitement aux familles.

Infos pratiques

Route de Balata – 97200 Fort-de-France – Tél. : 05 96 64 48 73 – Site : www.jardindebalata.com - Ouv. Lu.-Di. 9h-16h30 – Tarif adulte : 6,48€ ; enf. 2,52€.

La Maison de la Nature

En descendant de la Trace par la RN3, on aboutit à la Maison de la Nature, un domaine sylvestre aménagé pour une découverte agréable du milieu hygrophile propre à la grande forêt humide et dense du nord de l'île. Rivières, ponts, pelouses, arbres fruitiers, fleurs, fougères composent ce havre de verdure idéal pour les familles avec 3 circuits pédestres : 15mn, 30mn ou 1h.

Infos pratiques

Domaine d’Estripault – 97260 Morne-Rouge – Tél. : 05 96 52 33 49 / 64 42 59 – Grand parking - Entrée libre.

Randonnée aux Pitons du Carbet

Parmi les plus spectaculaires de l’île, l'ascension des Pitons du Carbet est difficile et réservée aux avertis (niveau 3 ; 5/6h ; départ au Plateau Boucher). Depuis les lignes de crête reliant les pitons Boucher (1070m), Lacroix (1196 m), de l'Alma (1105 m) et Dumauzé (1109 m), la vue est de toute part vertigineuse sur la Martinique entière, de l’Atlantique à la Caraïbe. Attention : redescendre des hauteurs vers 15h pour y éviter la brume fréquente en fin de journée. D’autres sportifs choisiront la remontée de la rivière Blanche jusqu'aux chutes de l'Alma sur près de 3 km (niveau 2 ; 3h ; départ au Pont de l’Alma de la RN3). Sur les contreforts du Piton de l'Alma, l'imposant couvert végétal et le profond encaissement des parois rocheuses font que la température de la rivière s'abaisse parfois jusqu'à 16-18°C. Mais après la chaleur de l'effort, il est difficile de résister au plaisir de plonger dans les vasques débordant d'eaux fraîches !

Randonnée à la Trace des Jésuites

Largement accessible (niveau 1/2 ; 3h ; départ au km 17,5 de la RD1), la Trace des Jésuites suit une ancienne piste autrefois couverte par les moines de l’Ordre du même nom au XVIIIe siècle. Le sentier s'enfonce en pente dans l'ombre d’arbres géants comme le gommier blanc, remarquable à sa sève blanche et odorante perlant le long de l'écorce, et conduit au Trou d’eau, un bassin naturel où coule une rivière limpide et où tournoient dans le courant d’inoffensifs poissons : les Lapias. Sous la frondaison d’immenses bambous, la grève offre un peu d'espace pour pique-niquer.
Attention au retour  : le sentier se poursuivant depuis l'autre rive remonte vers la RN3, et non pas la RD1 ! A défaut d’avoir préalablement garé un 2e véhicule à l’aire d’arrivée de la RN3, on reviendra donc par le même chemin jusqu’à celle de la RD1.

 

La région du Gros-Morne

Bâti en hauteur, le bourg domine une région couverte de bois et de bananeraies. Les champs s’étagent vers le Sud-Ouest avec la vue sur la plaine du Lamentin et la baie de Génipa au loin ; depuis l’esplanade de l’église (environ 240 m), on aperçoit la baie du Galion et les contours de la presqu’île de la Caravelle à l’Est.

Au Nord-Ouest se succèdent des mornes verdoyants abritant de nombreuses exploitations maraîchères et forestières et depuis peu, quelques pistes de randonnée verte.

Comment y aller ?

Commune agricole, Gros-Morne se trouve à la croisée de la RN4 menant au Lamentin et à Sainte-Marie et de la RD1 reliant La Trinité à la Route de la Trace.

Les cascades du Saut Argis

Ce nouveau domaine botanique d’1ha s’accomplit en 3/4h le long de pentes aménagées en escalier parmi les fleurs et les fougères. Des ajoupas et des bancs disséminés au fil de la rivière permettent de pique-niquer à l’ombre des arbres. De petites cascades ruissellent sur la roche noire de 3 sauts successifs. Attention : baignade interdite. Agréable promenade convenant aux familles.

Comment y aller ?

Suivre les panneaux indicateurs depuis le bourg en prenant la RD1 vers le Morne-des-Esses, puis le Chemin de la Vierge sur la droite jusqu’au parking à l’entrée du site.

Infos pratiques

Quartier Dumaine - 97213 Gros-Morne - Entrée libre.

 

La région du Morne-Rouge et d’Ajoupa-Bouillon

Ville la plus élevée de l'île (450 m env.), Morne-Rouge est blottie au pied de la Montagne Pelée ; plus à l’est, Ajoupa-Bouillon s’étire le long des pentes du volcan.

Morne-Rouge tient bien sûr son nom de la Pelée dont elle a subi, elle aussi, les colères quelques mois après l’anéantissement de Saint-Pierre en 1902 : le 30 août, une nouvelle nuée ardente balaya Morne-Rouge jusqu'à Ajoupa-Bouillon, précipitant un millier d'habitants dans la mort. Rongée par le temps, l’actuelle église demeura debout malgré le souffle destructeur.

L’humidité du climat et le substrat volcanique des terres font la richesse agricole de la région : les maraîchers produisent ici des légume-pays parmi les meilleurs de l’île. La gastronomie locale est d’ailleurs succulente.

Tandis qu’à Ajoupa-Bouillon s’étendent d’immenses champs d’ananas, c’est à Fond Marie-Reine que se trouve la célèbre conserverie de jus et de confiture de fruits Mont-Pelée et c’est encore au Quartier Champflore qu’est embouteillée l’excellente eau de source Chanflor.

C’est aussi un centre horticole renommé  : héliconia, alpinia et anthurium sont cultivés et exportés en France depuis les serres de la Plantation Mac Intosh au Morne-Rouge et des Jardins de l’Ajoupa à Ajoupa-Bouillon. Des visites sont proposées au public sur place avec la possibilité d’expédier par avion des bouquets de fleurs en 2-3 jours : renseignements sur les sites www.mac-inctosh.com et www.jardins-de-lajoupa.com.

Depuis Morne-Rouge, on rejoint Saint-Pierre à 6 km en contrebas par la RN2, côté Caraïbe, et vers le nord-est Ajoupa-Bouillon et Basse-Pointe par la RN3, côté Atlantique. En gagnant le parking du refuge de l'Aileron (822 m) où s'achève la RD39 devant les pentes abruptes du volcan, on surplombe Morne-Rouge et on découvre le panorama des chaînes montagneuses plus au sud, avec les Pitons du Carbet au loin.

Le Jardin de la Pelée

Sur ce domaine de 3ha, le sentier parcourt les hauteurs du Morne Balisier (522 m) d’où l’on admire le bourg en contrebas et de l’est vers l’ouest, l’Atlantique et la Caraïbe. Depuis le verger des plantes médicinales au sommet, la vue sur le volcan est tout simplement superbe ! Le long des allées, des panneaux décrivent les manifestations de l’éruption de 1902 en orientant le regard du visiteur sur le paysage alentour. Puis vient l’évocation de la flore et la faune martiniquaises au milieu des fougères, bambous, balisiers et autres orchidées, avec quelques oies et canards en semi-liberté. Une belle promenade accessible, instructive et aérée.

Comment y aller ?

Remonter jusqu’à son terme la petite rue Labarde partant pratiquement de l’intersection des RN2 et 3 en plein centre-ville.

Infos pratiques

Rue Joseph Labarde – 97260 Morne-Rouge – Tél. : 05 96 52 42 51 – 05 96 52 42 05 – Ouvert lu.-di. 9h-18h – Tarif adulte : 4,57€ ; enfants : 3,05€.

La Maison des Volcans

Ce petit musée associatif souffre de désuétude mais ravira les amateurs de vulcanologie pure avec une explication scientifique du drame péléen de 1902 (projection TV d’images d’époque) et une présentation générale des volcans de la Terre et du système solaire. Sont aussi organisés des circuits géologiques pédestres et commentés d’environ 1 ½ journée, avec l’ascension péléenne au plateau des Palmistes (1250m) : renseignements & tarifs individuels ou collectifs au même n° de téléphone.

Comment y aller ?

En centre-ville, remonter la rue Victor Schœlcher vers Ajoupa-Bouillon jusqu’au stade municipal sur la droite.

Infos pratiques

Haut du Bourg - 97260 Morne-Rouge - Tél. : 05 96 52 45 45 -Fax : 05 96 52 33 02 – Ouvert lu.-sa. 8h-17h - Tarif : 3,05€ - Grand parking.

L’ascension de la Montagne Pelée

Si la vue depuis les sommets du volcan est réellement spectaculaire sur toute la Martinique et même la Dominique au nord, l’excursion exige une bonne condition physique et présente selon la météo quelques difficultés : forts dénivelés, pluviosité et/ou brume fréquentes, puissante ventilation et fraîcheur atmosphérique (niveau 2/3 ; 5/6h A/R jusqu’aux dômes du cratère ; 3 refuges ; période idéale : janv.-av.). Après avoir atteint le plateau des Palmistes dominé au nord par la masse du Morne Lacroix (1280m) et avoir cheminé sur les crêtes abruptes de la Caldeira, le sentier s’y enfonce à flanc de falaise, mais le long d'un parcours aménagé et sécurisé, puis, parvenu en contrebas, contourne les dômes érigés par les éruptions de 1902 et 1929-1932 avant de grimper jusqu’à la cime du Chinois, surnom donné au point culminant de l’île à 1397m. Au fond du cirque formé par la Caldeira et sur les cônes au relief tourmenté rappelant la violence du volcanisme péléen, prospère une flore endémique étonnante : l’Ananas-Montagne que l’on devine à sa belle fleur rouge, les filaments de lycopodes formant des tapis de verdure accrochés aux blocs rocailleux, le Thym-Fleuri avec ses petites fleurs mauves, les bosquets de Mangle-Montagne et les mousses de lichen.

Comment y aller ?

Se diriger vers Ajoupa-Bouillon depuis Morne-Rouge sur la RN3, puis au parking du refuge de l’Aileron au terme de la RD39.

Le sentier botanique des Ombrages

Au détour du sentier, on découvre des fleurs comme les héliconia, des jardins créoles avec la présentation des légume-pays typiques de la cuisine traditionnelle, et des épices avec des vanilliers et des poivriers sur la colline aux calebasses. Au cœur de cette forêt préservée subsistent ça et là des arbres séculaires, vestiges des anciennes cultures d'Ancien Régime. Parcours tout public d’environ 1h.

Comment y aller ?

Depuis Morne-Rouge, suivre les panneaux indicateurs de la RN3 ; entrée du site avant Ajoupa-Bouillon.

Infos pratiques

Trou Congo - 97216 Ajoupa-Bouillon - Tél. : 05 96 53 31 90 - Fax : 05 96 53 32 04 – Ouvert lu.-di. 8h30-16h30 - Tarif adulte : 3,05€ ; enfants 5-11ans : 1,52€.

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