Guide Voyage Martinique - KARAVEL
 

Martinique

Repères

Coutumes et Traditions

Entre pratique et superstition

Le catholicisme, religion dominante est largement pratiqué. Les bourgs sont truffés de lieux de culte d'où résonnent les cantiques au coucher du soleil. A défaut d'être pénétrables, les voies du Seigneur sont parfaitement radiophoniques. Des stations comme Radio Espérance et Merci Seigneur témoignent chaque jour aux auditeurs d une étonnante vivacité chrétienne.

Les veillées mortuaires permettent aux familles, amis et alliés d'accompagner le défunt en parlant, priant et chantant pendant une nuit à son domicile.

Depuis une dizaine d'années fleurit une ribambelle de chapelles plus ou moins orthodoxes : adventistes du Septième jour, baptistes, évangélistes, témoins de Jehovah. Les sectes trouvent ici un terrain religieux favorable, alimenté de légendes et de superstitions anciennes.

Savoir-vivre et savoir jouer

Aux Antilles, on est traditionnellement patient et très poli. Un geste de la main, dire "bonjour" ("bonsoir" passé l'heure du déjeuner) quand on entre quelque part, s'excuser ou remercier sont des marques de respect. Si vous ne parlez pas créole, ne cherchez pas à parler petit nègre : parlez en français.

Les Antillais aiment jouer. Pour le plaisir, avec les dominos, à l'heure du ti-punch. Pour l'argent aussi : les jeux de hasard (Loto, produits de grattage) et PMU trouvent ici leurs meilleurs débouchés. Le jeu peut devenir cruel : le dimanche matin, à l'ombre d'un pitt (arène de terre battue cerclée de gradins en bois) sous les tropiques, le sang des combats de coqs enflamme les parieurs.

Des jours fériés en plus

C'est une tradition : les 22 mai en Martinique et 27 mai en Guadeloupe sont totalement fériés. On célèbre l'abolition de l'esclavage, proclamée par décret le 27 avril 1848 grâce à l'Suvre de Victor SchSlcher. La libération des Neg'Marrons (esclaves qui se sont enfuis puis ont été repris) est un événement historique et aujourd'hui encore fortement symbolique dans la culture antillaise.

Le métissage des saveurs

La cuisine créole est un métissage des saveurs d'Europe, d'Afrique et des Indes. Les épices colorent les plats, relèvent le goût. Commandez dans l'île aux fleurs (Martinique) une fricassée de chatrou (poulpe) ou un colombo de cabri. Dans l'île papillon (Guadeloupe), le sandwich au poulet ou au poisson s'appelle le "Bokit". Et partout, le fumet du poulet boucané (cuit au feu de bois dans un bidon clos) flatte les narines. Les Antillais sont un peuple de pêcheurs et, tôt le matin, ils vendent dorades coryphènes, thazards ou marlins sur des étals au bord des routes.

Une médecine parallèle

Les recettes de grand-mère ont toujours cours dans la pharmacopée caribéenne, officiellement compilée dans le "Tramil", sorte de Vidal pour herboriste. Héritée des civilisations arawak et caraïbe, la phytothérapie se décline en tisanes, bains, cataplasmes, sirops 100 % végétaux. Elle trouve aujourd'hui une seconde jeunesse avec la vague "bio". Ainsi quelques feuilles de fromager ajoutées à l'eau du bain aident à soigner les troubles cutanés superficiels. Le gingembre, outre ses effets tonifiants, agit efficacement contre le mal des transports. La sève du bananier cicatrise les petites plaies. Une infusion de feuilles de Bois d'Inde lutte contre les états grippaux.

Fêtes et festivals

Février-mars

Le Carnaval, une institution folle dingue.

Après plus d'un mois de travail collectif autour des costumes et de répétitions musicales, le Carnaval bat son plein de percussions dans la semaine précédant le mercredi des Cendres. Final incontournable le soir de mardi-gras : l'incinération publique de Vaval, roi du carnaval, sur les places ou les plages des communes. Du temps des colons, le carnaval était le seul moment de l'année où les esclaves pouvaient s'exprimer librement. En Martinique, vous aurez plus de chances de vous mêler à la foule pour "courir les vidés" (en pyjama, en rouge, en noir et blanc, etc.).

Mai

Commémoration de l éruption de la Montagne Pelée.

Avant l'éruption du volcan de la montagne Pelée le 8 mai 1902, la ville de Saint-Pierre était la capitale marchande de la Martinique. En quelques minutes, ses 30 000 habitants ont péri sous les nuées ardentes. Tous les ans, la commémoration de l'éruption de la montagne Pelée donne lieu à des animations culturelles et musicales. En mai 2002, la ville fêtera le centenaire de cette catastrophe.

Tchimbé Raid, pa moli.

Lancé en 1997, le Tchimbé Raid est un marathon de vingt-quatre heures qui emprunte les chemins des montagnes du nord de la Martinique. Cet événement sportif attire de plus en plus de marathoniens de tous horizons.

Juillet-août

Le Tour des Yoles.

Fin juillet en Martinique, la voile traditionnelle est à l'honneur : six étapes en six jours. Les yoles, ces embarcations de bois, dotées d'une seule voile, sont maîtrisées par des équipes de huit marins, aux cSurs bien accrochés. Spectaculaire et très populaire.

Novembre

Toussaint et fête des Morts.

A partir de la nuit de la Toussaint et pour la semaine qui suit, tous les cimetières brillent des lumières de centaines de bougies posées par les familles sur les tombes monumentales de leurs ancêtres. Fleurs et offrandes dans une atmosphère religieuse et envoûtante.

Décembre

Le Carrefour mondial de la guitare (années paires) et les Rencontres internationales de jazz (années impaires) rassemblent des musiciens locaux et internationaux lors de nombreux concerts.

Toute l'année

Les communes ont toutes leurs fêtes patronales. Une fois par an, fêtes foraines, concours de pêche et élection de la plus jolie Miss animent le saint de la ville. Renseignez-vous à la mairie ou à l'office du tourisme de la ville.

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