Guide Voyage Amsterdam - KARAVEL
 

Amsterdam

Repères

Pour se mettre dans l'ambiance

Nos livres favoris

Amsterdam et ses peintres

Les maîtres d’autrefois, Eugène Fromentin (1876)  : le récit de voyage d’un critique artistique au XIXe siècle. Il parcourt les canaux d’Amsterdam et présente les grands maîtres hollandais du siècle d’or.

Amsterdam colonial

Max Havelaar, Multatuli (1860) : Multa tuli signifie en latin "j’ai tant souffert". Sous ce pseudonyme se cache Eduard Douwes Dekker. L’agriculture industrielle du XIXe siècle sert de toile de fond à son livre publié en 1860. Multatuli dénonce l’exploitation des ouvriers javanais dans les plantations, heurtant la bonne conscience colonisatrice hollandaise. Après avoir été tant critiqué par son pays, Multatuli a aujourd’hui droit à une statue de pierre, le long du canal Singel à Amsterdam. Il est en quelque sorte devenu un héros national. A quelques pas de là, un petit musée raconte le quotidien de cet écrivain désormais mondialement célèbre, dont Freud a reconnu l’originalité.

Amsterdam, pendant la seconde guerre mondiale

Le journal, Anne Frank (1950) : le récit véridique d’une Amstellodamoise juive de 13 ans. Dissimulée dans un passage secret, elle a tenu quotidiennement son journal, de 1942 à 1944, pendant l’occupation allemande. Dénoncée, elle fut déportée à Auschwitz avec toute sa famille. Seul son père, juif allemand immigré à Amsterdam en 1933, a survécu à la déportation. Il retrouva dans la maison le journal tenu par sa fille. On peut visiter la maison d'Anne Frank, située sur le Prinsengracht.

Une vie bouleversée et Lettres de Westerbork, Etty Hillesum : depuis la découverte du journal d'Anne Frank, d'autres témoignages aussi émouvants de cette époque ont été retrouvés. Etty Hillesum, autre juive amstellodamoise, a également écrit son journal de 1941 à 1943. Les juifs arrêtés par les allemands étaient emprisonnés à Westerbrork, avant d'être envoyés en Allemagne. Malgré son tragique destin, l'auteur raconte son amour de la vie et sa foi indéfectible en l’homme. Etty mourut le 30 novembre 1943 à Auschwitz.

Amsterdam de l'après-guerre

Carnets du grand chemin, Julien Gracq (1992)  : le récit poétique d’un amoureux du voyage. L’auteur du Rivage des syrtes nous fait découvrir quelques intérieurs amstellodamois.

Amsterdam et ses conversations de café

La chute, Albert Camus (1956) : Camus part en voyage à Amsterdam en 1954. Le séjour lui inspira, un an plus tard, ce livre sur la psychologie des Hollandais. Il s'agit du monologue d’un homme. Il raconte ses états d’âme à son voisin dans un café de la ville. Ils dégustent tranquillement un genièvre. Le roman nous dévoile l'identité du voleur de L’agneau mystique, l’un des panneaux du célèbre triptyque de Van Eyck. Ce vol a vraiment eu lieu mais le voleur, lui, est imaginaire.

Amsterdam et le suspens

Le jour de grâce, Robert Van Gulik (1963) : Robert Van Gulik est le celèbre auteur de romans policiers mettant en scène le juge chinois Ti. Ce roman à suspens se passe dans l’Amsterdam de l’après-guerre. Un homme vit dans l’obsession de morts tragiques qui ont touché son entourage. Il se lance alors dans une enquête afin de se délivrer de cette obsession.

Nos films favoris

Tueur en série

Amsterdamned, Dick Maas (1987) : caché dans les eaux glauques et nauséabondes des canaux, un plongeur, tueur en série, sème la terreur à Amsterdam. Ce film d’horreur gentillet, à message écologique, nous donne l’occasion de découvrir le quotidien des Amstellodamois dans les cafés et à bord de leur péniche. Poursuite de hors-bord décoiffante sur les canaux de la ville.

"Sept cent soixante-dix-sept histoires"

Amsterdam Global Village, Johan Van der Keuken (1996) : un documentaire hétéroclite de quatre heures. Johan Van der Keuken, Amstellodamois d’origine, né en 1938, promène le spectateur au fil de l’eau. Ce film décrit la capitale néerlandaise au travers de ses minorités ethniques. L'auteur y recontre des exilés et des marginaux : un coursier marocain, une vieille femme juive, une mamma du Surinam, un marchand de haschisch et un clochard aux pieds nus. Amsterdam est traversé par divers continents. Les rites sont encore vivants au cœur de la ville. Ce film très libre, au montage rapide, mélange tout pour notre plus grand plaisir. Les canaux d’Amsterdam mènent au bout du monde.

Film comique

Trafic, Jacques Tati (1971) : l’inventeur génial de l'un des premiers camping-cars tente de faire parvenir son prototype au palais des expositions d’Amsterdam (RAI). RAI est l'abréviation de Rijwiel Automobile Industrie, c’est-à-dire Industrie des cycles et des automobiles. Cette foire existe depuis 1893. Notre héros ne parviendra finalement à sa destination finale qu’à la fin de l’exposition. C’est le dernier grand film de Tati.

Réalisme social

Journée de la jeunesse à Amsterdam, Joris Ivens (1929) : un documentaire poétique expérimental avec un message social, à mille lieux des films hollywoodiens.

Fantastique

Le quatrième homme, Paul Verhoeven (1983) : Gérard Reve, écrivain à succès, est sujet à des visions morbides, érotiques et mystiques. Homosexuel, il fait pourtant l’amour avec une femme mystérieuse qui se révèle être une femme fatale : elle tue ses partenaires. Les rêves de Gérard rejoignent enfin la réalité. Le dernier film néerlandais du “hollandais violent” a pour cadre Amsterdam.

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