Thaïlande
La vie culturelle de Bangkok n’est pas des plus explosives. Question fête, par contre, les Thaïs n’ont de leçon à recevoir de personne. Du petit karaoké de campagne aux boîtes ultra modernes de la capitale, vous serez vite pris dans le tourbillon.
En dehors de trop rares concerts, le cinéma est à peu près la seule sortie "culturelle" de la jeunesse thaïe. Dans les villes, les films – essentiellement hollywoodiens – sont projetés dans les grands multiplexes des centres commerciaux. Ils sont souvent en VO. Seule alternative : les projections des Alliances françaises.
Le théâtre dansé traditionnel (khon et lakhon) possède encore une audience cultivée. Les chorégraphies et les costumes sont magnifiques, mais la lenteur du spectacle pourra rebuter certains. A Bangkok, les plus belles représentations se donnent au Théâtre national, au Théâtre royal Chalermkrung, ainsi qu’au Théâtre Patravadi, merveilleuse petite scène alternative perdue dans un jardin de Thonburi (tél. 00 66 2 412 7287, extension 109).
La boxe thaïe, immensément populaire, séduira les amateurs de sensations fortes. Les meilleurs combats se tiennent alternativement au stade de Lumphini et de Ratchadamnoen.
Question vie nocturne, la réputation de la Thaïlande n’est plus à faire… mais à corriger. Largement répandue dans tout le pays, la prostitution est majoritairement destinée à une clientèle thaïe. Les gogo bars pour touristes sont donc concentrés dans quelques quartiers chauds comme Patpong à Bangkok – sauf dans les sordides stations balnéaires de Patong (Phuket) et Pattaya, où elle envahit toutes les rues.
Grisante, la nuit thaïlandaise est donc loin de se limiter à l’industrie du sexe. Ainsi dans les îles touristiques du golfe de Siam : Ko Samui, célèbre pour ses grandes boîtes de plage, et Ko Pha-Ngan, où les full moon parties réunissent des ravers de tous les pays. Mais aussi et surtout à Bangkok, qui scintille de pubs et de clubs.
Les Bangkokois se retrouvent dans des restaurants/bars qui ferment vers 2 h. Ceux qui veulent bouger filent vers les pubs dansants : les teenagers à RCA, une rue entière d’immenses clubs futuristes ; les jeunes professionnels dans les petits bars bondés du Soi 4 de Silom ; les plus friqués dans les pubs du Soi 21 de Thonglor ou dans des clubs latinos comme le Baila Baila (Soi Ekkamai) ; et enfin les riches expatriés à l’ultra branché Q Bar (Sukhumvit Soi 11).
Pour finir la nuit, les boîtes ne manquent pas. Suivez les Thaïs moyens dans les bastringues scintillants de l’avenue Ratchadaphisek. Suivez ceux de la "haute" au Taurus ou au Narcissus, vers Sukhumvit. Ou bien suivez les expats en manque de compagnie dans les boîtes des grands hôtels. Et ne manquez le Lucifer, club au décor infernal du cœur de Patpong qui, gratuit, rassemble tous les jusqu’au-boutistes de la nuit.
