Thaïlande
Nos films favoris
Guerre et honneur
Le pont de la rivière Kwaï, David Lean, d’après le roman de Pierre Boulle (1957). En Birmanie, l’armée japonaise force ses prisonniers britanniques à construire un pont stratégique au-dessus de la rivière Kwaï pour passer en Thaïlande. Le colonel Nicholson, prisonnier anglais, va mettre un point d’honneur à le bâtir. Les Américains veulent l’en empêcher. Magistral. Depuis, le pont (reconstruit) attire les touristes par bus entiers.
Politique fiction
Le vilain américain, George Englund, 1963, avec Marlon Brando. Guerre froide dans un pays imaginaire d’Asie, le Sarkan (tournage en Thaïlande). Kukrit Pramoj, grand intellectuel thaï, joue le Premier ministre. Ironie du sort : il prendra effectivement la direction de son pays en 1974.
Aventures bondiennes
L’homme au pistolet d’or, Guy Hamilton (1974). Ce n’est pas le meilleur des James Bond mais l’irrésistible Roger Moore, alias 007, évolue dans les somptueux paysages de la baie de Phang-Nga. Et puis le magistral Christopher Lee en Scaramanga mégalo, aidé par son fidèle valet nain (Hervé Villechaise) qui jouera Tatoo dans la série L’île fantastique font deux beaux méchants.
Le Royaume de Siam revisité
Anna et le roi, Andy Tennant (1999). L’histoire vraie (à la sauce hollywoodienne) du séjour d’une gouvernante anglaise à la cour de Rama IV. Troisième et dernière version filmée de son livre de souvenirs. Irrespectueuse pour le grand roi Mongkut, cette histoire, sur papier comme sur pellicule, est interdite en Thaïlande. Dans les années 1950, une comédie musicale avec Yul Brynner dans le rôle du roi et Deborah Kerr avait été tournée.
Fumeuse robinsonnade
La plage, Danny Boyle (2000). Mis sur la trace d’une île déserte foisonnante de cannabis par un routard de Khao San Road, Leo di Caprio y sera confronté à des trafiquants thaïs. Inepte mais relaxant, le film a pour cadre une magnifique plage du parc national de Ko Phi Phi. Les dégâts du tournage ont poussé les écologistes thaïlandais à appeler à son boycott.
Le cinéma thaïlandais entra action et western
Les productions thaïlandaises, longtemps de médiocre qualité, commencent à soigner leur esthétique. Ce qui vaudra cette année à trois d’entre elles d’atteindre les salles françaises. Le premier, Suriyothai (en anglais, The Sun and the Moon), est une vaste fresque historique qui conte comment la reine du même nom sauva Ayuthaya des Birmans. Son réalisateur, le prince Than Mui, est le plus respecté de la vieille garde. Les deux autres sont des produits de la nouvelle génération branchée : Bangkok Dangerous, un polar des frères Oxyde et Danny Pang, originaires de Hong Kong, et Les larmes du tigre noir de Wisit Sasanatieng, qui revisite dans un esprit kitsch le “western thaï” (sic) des années 1950-1960.
