Guide Voyage Républicaine Dominicaine - KARAVEL
 

République Dominicaine

Visites

Santo Domingo est une ville qui s’apprivoise. Mais les milliers de touristes qui arpentent chaque année la plus grande capitale des Caraïbes ne restent en général pas plus d’une journée. Le temps d’écumer les boutiques de souvenirs et de flâner un peu dans la zone coloniale. Or, si au premier abord la ville ne semble pas des plus intéressantes, elle regorge pourtant de sites historiques, de lieux surprenants (grottes de Los Tres Ojos) et de musées qui retracent cinq siècles d’histoire. Prendre le temps de la découvrir, c’est pénétrer au cœur de la société dominicaine.

Le reste de l’île offre sa nature généreuse. Des parcs nationaux à la flore endémique, des petites îles paradisiaques à la faune marine grouillante. Mais aussi la réalité des villages frontières avec ses marchés qui rassemblent les deux peuples d’Hispaniola : Dominicains et Haïtiens.

La cité coloniale

Ne ratez bien sûr pas la cité coloniale et ses trésors d’architecture. Les ruines du premier couvent du continent américain (ruines de San Francisco) et celle du premier hôpital (ruines San Nicolas de Bari) sont impressionnantes. Prendre un verre sur les terrasses de l’Atarazana, cet ancien arsenal réhabilité en restaurants, puis plonger dans la ville moderne. C’est là, en déambulant dans la rue commerçante et piétonnière d’El Conde que l’on peut le mieux sentir l’âme de la ville d’aujourd’hui. Le dimanche, c’est la promenade des familles dominicaines. Les magasins restent ouverts le matin.

Parc de Los Tres Ojos

Cette grotte coralienne à ciel ouvert est très spectaculaire. Une enfilade de trois lacs, surnommés ojos (yeux) de différentes couleurs (l’une contient du soufre) et profondeurs sont abritées dans un écrin de végétation luxuriante. Fraîcheur garantie les jours de canicule.

Phare de Colomb

Véritable bunker construit en 1992 sous Balaguer lors du 500e anniversaire de la découverte des Amériques. Un style architectural des plus contestés. C’est ici que reposeraient les cendres du navigateur Christophe Colomb. Ça vaut le détour pour le gigantisme du monument : 230 m de long et 70 m de haut. Des projecteurs diffusent la nuit une croix lumineuse qui se voit dans toute la ville.

Musée de l’ambre

Situé dans la cité coloniale de Santo Domingo, un musée retrace l’histoire de l’ambre. On se souvient de “Jurassic Park” : grâce à un bout d’Ambre, on avait pu réintroduire les dinosaures ! C’est le mystère de cette résine transparente, qui emprisonne depuis des millions d’années plantes ou petits insectes. Dans ce musée, on peut admirer le plus vieil ambre au monde, daté de 135 millions d’années et provenant Liban. Les autres pierres sont exclusivement dominicaines, telle cette majestueuse El Rey del Valle la plus grande pièce du pays. Pesant 13 kg, elle est datée de 28 millions d’années et a été découverte dans la région de Sabana de la Mar.

Plaza de la Cultura

La place de la culture, située au nord de l’avenue Bolivar, regroupe quatre musées ainsi que le Théâtre et la Bibliothèque Nationale dans un parc ombragé au cœur de la ville moderne.

Le musée de l’Homme dominicain, un peu vieillot certes, présente un intéressant panorama des traditions populaires. Masques de carnaval, santos de palo (statuettes de bois représentant les saints), objets quotidiens issus de la culture Taïnos, évocation de l’esclavage.

Le musée d’Histoire et de Géographie réunit un tas de souvenirs, mémoire du passé allant des vestiges de la civilisation précolombienne à celle de l’ère Trujillo.

Le musée d’Art moderne est parfait pour tous ceux qui s’intéressent aux mouvements picturaux qui ont jalonné l’histoire de l’art dominicain au XXe siècle. Mais ce sont les expositions temporaires qui sont souvent les plus intéressantes.

Quant au musée d’Histoire naturelle, il permet de se familiariser avec les espèces endémiques de l’île.

Enfin, pour observer la haute société dominicaine, prendre des places au Théâtre National et se mêler au public. On se croirait dans un feuilleton américain des années 1980, style Dynasty ! Chic et kitsch.

Samana

Parc national de Los Haïtises

C’est LE parc national du pays : 208 km2. Préservé du tourisme de masse, il se découvre à bord d’un bateau qui remonte une série de fleuves. En trekking, il faut compter plusieurs jours de marche. La forêt est dense, constituée de mangroves et de palétuviers (rouges et noirs). Elle abrite aussi des collines, comme le rappelle son origine (haïti signifie montagnes en langue taïna) Située au sud de Samana, la réserve regorge d’oiseaux (albatros, hérons bleus, colibris…) qui ravissent les ornithologues, de rivières souterraines, de chutes d’eau (celle de cana) et même de rizières. Ne pas oublier les pétroglyphes des grottes coraliennes, datant de la civilisation taïno. Bref un régal pour les sens ! Mais attention, l’humidité est totale et les donc les moustiques voraces. Ne pas oublier sa crème !

Dajabon

Marché haïtien

Ville frontière avec Haïti, Dajabon est un lieu de passage et donc un endroit foisonnant de vie. Le marché qui a lieu deux fois par semaine, accueille les Haïtiens qui viennent y vendre leurs produits. On a l’impression de se trouver sur un marché africain. Si l’on traverse la frontière, on découvre une autre réalité, confronté à la pauvreté d’un pays sans ressources.

Bayahibe

Ile de Saona

C’est un petit paradis sur 130 km2 ! Quelques baraques de pêcheurs, des cocotiers à perte de vue, une mer turquoise. La carte postale, quoi ! Il n’y a rien à faire sinon explorer les profondeurs poissonneuses. Petit plus : on peut s’y rendre à bord d’un des catamarans de Kersauzon que loue un français. Pas d’hôtel sur l’île mais on peut y déguster du poisson grillé. Ancien refuge du cacique Cotubanama qui fut assassiné par les conquistadors, l’île fait aujourd’hui partie du parc national de l’Est.

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