Guide Voyage Républicaine Dominicaine - KARAVEL
 

République Dominicaine

Repères

Environnement

Une des particularités de l’île est de réunir sur une superficie de 48 500 km2 (un peu plus grande que la Suisse) une diversité de reliefs et de végétations unique dans la région. Terre de contrastes, c’est ici que se trouve le plus haut sommet des Caraïbes avec le Pico Duarte (3175 m) et le point le plus bas des Antilles (le lac Enriquillo est à 44 m au-dessous du niveau de la mer !). On y compte aussi le plus grand nombre de rivières tandis que la végétation tropicale du nord s’oppose aux plaines désertes du sud-ouest. Parmi les 1575 km de côtes, un tiers est composé de plages qui se répandent dans la mer des Caraïbes au sud et l’Atlantique au nord. Les étendues de champs de canne de La Romana, les rizières de Constanza, le cacao du Cibao témoignent de la richesse des plaines agricoles.

Des montagnes…

Quatre chaînes de montagnes composent le pays. La Cordillère centrale, prend naissance en Haïti et s’étire pratiquement jusqu’à la capitale. Loin des images d’épinales de la Caraïbe, la région de Jarabacoa offre un paysage grandiose composé de plusieurs types de végétation qui évolue suivant l’altitude. Acajou, oliviers et plantes ligneuses à 1000 m, puis mousses habituées aux milieux obscurs ou iris sauvages jusqu’à 1500 m, enfin pins et fougères garnissent les sommets. Capitale de l’éco-tourisme cette région reçoit la visite des marcheurs venus entreprendre l’ascension du Pico Duarte. Les trois autres massifs restent moins imposants. Celui de la Sierra de Baoruco au sud-ouest se distingue par ses forêts humides et son désert de cactus. La Cordillère septentrionale, qui sépare la côte d’ambre de la vallée du Cibao, offre un paysage vallonné. Surnommé Vega Real (plaine royale), le Cibao qui représente 10 % du territoire est le grenier du pays. Enfin la Cordillera Oriental qui part de la baie de Samana jusqu’à Higuey est une des plus touristiques. La faune de ces régions montagneuses est surtout constituée d’oiseaux (colibris, oiseaux mouche, vautours griffus) dont certains sont endémiques.

… et des plages

Souvent immenses, aux couleurs turquoise et au sable fin. Agitée sur la côte Atlantique, la mer est le paradis des surfeurs à Cabarete. Mais on peut aussi y trouver la tranquillité à l’intérieur des lagons comme à Las Terrenas. Ce sont sur les petites îles de Catalina ou Saona que l’on peut observer les plus beaux fonds marins : éponges, anémones, mérous, tortues, barracudas, poissons perroquets, raies… Les coraux, à l’origine d’un écosystème sophistiqué, sont désormais menacés par la pollution, la pêche ou le tourisme.

Si le complexe hôtelier a tendance à s’agrandir en resort, il continue de jouir d’emplacements privilégiés. Le tourisme étant récent en République dominicaine, l’espace est encore disponible. Les immenses plages de Bayahibe font oublier le nombre de chambres de ses complexes gigantesques (plus de 500 chambres) tandis que les petits hôtels de charme restent discrets sur la playa bonita de Las Terrenas.

Parcs nationaux

Avec la croissance du tourisme et surtout de l’éco-tourisme, la préservation des 12 parcs nationaux devient une des priorités du gouvernement dominicain. Depuis quelques années des groupes d’écologistes étudient aussi les effets du tourisme sur l’écosystème afin de protéger au mieux la fragilité de la flore et de la faune de ces parcs. La végétation exubérante des parcs de Los Haïtises ou d’Armando Bermudez, contraste avec les paysages desséchés et arides de Jaragua ou Bahoruco. Le lac Enriquillo qui s’y trouve est le plus grand lac salé de la Caraïbe et aussi la plus importante réserve naturelle de faune du pays. Crocodiles (seul animal hostile de la République. !), iguanes, flamants roses peuplent la petite île de Cabritos au centre du lac.

Déforestation : le pays se “carbonise”

Le problème de la déforestation est commun à beaucoup de pays en voie de développement. La valeur économique du bois, les incendies, la production intensive de charbon de bois, la nécessité d’espace pour l’agriculture et l’élevage de bétail ont peu à peu décimé la forêt dominicaine. Résultat, une altération des habitats naturels (faune et flore) et une dégradation des ressources comme l’eau et les sols. Entre 1981 et 1990 on a recensé un taux annuel de déforestation de 351 km2, soit 2,8 % de la surface boisée du pays. Le Secrétaire d’état à l’environnement et aux ressources naturelles, créé en 2000, a même déclaré publiquement que la République dominicaine est en train de se “carboniser”. Principale région touchée, le sud-est et la frontière haïtienne ainsi que la vallée du Nizaito.

Pour lutter contre ce fléau, des initiatives tant privées que publiques ont mis en place des programmes actifs de recherche et de reboisement afin d’éviter principalement la surexploitation de la terre. En dix ans, on est arrivé à diminuer la coupe des arbres et à obtenir le chiffre de 1,6 % de déforestation. Mais on est loin d’avoir résolu tous les problèmes puisque s’ajoute aujourd’hui un aspect d’ordre juridique. En effet, la coupe des arbres étant réglementée, les industriels n’hésitent pas à engager des Haïtiens pour exécuter ce travail illégal. Une main d’œuvre peu chère qui est dénoncée en cas de flagrant délit. Si de nombreux agents municipaux ferment les yeux sur cette pratique ou touchent des commissions, des fonctionnaires d’état eux délivrent en toute impunité des permis de coupe. Pour chaque arbre sacrifié de manière légale en République dominicaine, 15 sont coupés de façon incontrôlée. Un des plus grands parcs nationaux, Los Haitises, est victime chaque année de ces pratiques irréparables.

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