Jordanie
Environnement
Du point de vue géologique, la Jordanie se situe sur le point de rencontre des plaques continentales de l’Afrique, de l’Inde et de l’Eurasie. D’où des chocs tectoniques et des fractures : la faille la plus profonde du monde qui s’étend de la Turquie à la mer Rouge traverse la Jordanie. Elle atteint son record à la mer Morte : 394 mètres au-dessous de la mer.
Si ce n’est une petite fenêtre sur le Golfe d’Aqaba qui donne accès à la mer Rouge, la Jordanie n’a que des frontières terrestres, encerclée par la Syrie, l’Arabie Saoudite, l’Irak, Israël et la Cisjordanie. Le roi Hussein ayant renoncé en 1988 à toute revendication territoriale sur cette dernière. La Jordanie peut se diviser en trois grands ensembles : la vallée du Jourdain, les plateaux et les déserts.
La vallée du Jourdain
Installée dans un fossé tectonique, cette fertile vallée est la première région agricole du pays (agrumes, primeurs). Exception faite de la mer Morte, le point le plus bas de la planète où la salinité empêche toute végétation de pousser.
Les plateaux
les vallées du Nord
De la capitale à la frontière syrienne, s’étendent des collines plus ou moins boisées d’origine volcanique. Cette région connaît un climat de type méditerranéen. On y cultive le blé et surtout l’olivier. Avec Amman, elle compte les plus grandes agglomérations du pays (Mafraq, Zerka, Salt).
les paysages du centre
Ils sont dominés par les jebels ou massifs montagneux. Leurs reliefs sont ciselés par le lit des profonds wadi (rivières asséchées). Le calcaire et la craie du Nord font place à de magnifiques grès, tel celui de Pétra. Depuis le célèbre Mont Nebo, d’où Moïse admirait la Terre Promise, le panorama sur cette région âpre et contrastée est superbe. Avec 1865 m, le Mont Tubeiq est le point culminant de cette chaîne de montagnes sur laquelle entre janvier et mars, il neige parfois.
Les déserts
Près de 80 % du territoire jordanien sont occupés par des steppes désertiques. L’Est du pays est une vaste étendue de sable et de pierres, habitée seulement par des tribus bédouines. Rocailleuses, basaltiques et quelque peu monotones au Nord, ces steppes s’habillent de sable rouge orangé (grès) au Sud. En point d’orgue, le site du Wadi Rum avec ses falaises et ses pics dans ce décor couleur rouille. Saisissant.
Histoires d’eau
Au Proche Orient, l’eau est une préoccupation essentielle. C’est un des enjeux du conflit israëlo-arabe. La Jordanie est le pays de la région qui souffre le plus cruellement du déficit en eau. Tout concourt à cet état de fait : climat aride, nature du sol, faiblesse des nappes, système d’adduction d’eau vétuste, gaspillage d’une agriculture qui s’obstine à faire pousser des bananes dans le désert.
De plus, Israël puise abondamment dans le Yarmouk et le Jourdain et les accords qui prévoient que l’Etat hébreu reverse de l’eau à la Jordanie ne sont pas toujours respectés. En août 1998, les habitants d’Amman sont totalement privés du précieux liquide. Afin d’éviter d’autres crises de pénurie, deux importants projets devront aboutir : le canal qui relierait la mer Rouge à la mer Morte avec la construction d’une usine de dessalement et la mise en place de pipelines qui depuis la Turquie fourniraient toute la région.
En attendant, à l’hôtel ou chez l’habitant, contentez-vous de douches rapides.
