Guide Voyage Jordanie - KARAVEL
 

Jordanie

Repères

Coutumes et traditions

La population jordanienne compte environ 4 millions d’habitants dont 90 % sont de confession musulmane sunnite. Parmi eux figurent 45 000 Bédouins sédentarisés ou semi nomades et 60 % de Palestiniens. Les petites communautés Druzes, Bahais, Circassiennes et chrétiennes exercent librement leur culte et représentent les 10 % restants.

La cafetière, symbole national

Toutes les capitales ont leur héros. Statufié en béton armé sur les grandes places de la ville. Mais Amman fait l’originale. Préférant la cafetière, dalla, aux figures historiques, les bédouins dressent leur symbole un peu partout dans la ville. Découpées dans le métal, ces élégantes peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur. Au souk, on trouve les mêmes en modèle réduit. La cérémonie du café est en effet une règle d’or chez les bédouins à qui personne n’a rien à apprendre en matière d’hospitalité.

La tour Eiffel, signe extérieur de richesse

Les toits de la capitale étonneront certainement les voyageurs et particulièrement les Parisiens. Les demeures les plus luxueuses sont dotées d’antennes de télévision en forme de tour Eiffel. Un moyen d’affirmer son origine sociale et de se distinguer de ses malheureux voisins aux antennes anodines.

Les bodyguards du roi

Originaires de Russie d’où ils furent chassés au XIXe siècle, en raison de leur foi musulmane, les Tcherkesses ont trouvé refuge sur les terres jordaniennes. Le sultan turc Abdul Hamid les installa à Amman et utilisa leur habilité au combat pour contenir les razzias des Bédouins nomades contre les sédentaires. Leur réputation de bons soldats perdure puisque la garde personnelle du roi est toujours assurée par une majorité de Circassiens. Fortement attachés à leur pays d’accueil, ils préservent néanmoins leurs coutumes et sont aujourd’hui 25 000 à vivre en Jordanie.

Des maisons à poils

Ces modestes demeures sont en fait de simples tentes en poils de chèvre soutenues par des piquets de bois. Maisons d’hivers des Bédouins nomades, elles sont teintes en noir afin de conserver la chaleur et troquées aux beaux jours contre des tentes de toiles légères. La famille entière y réside. On trouve ces beit ash-sha’ar équipées de transistor et de télévisions, un peu partout dans le pays.

Une brigade du désert à 4 pattes

Deux cents hommes de la police du désert continue à patrouiller à dos de chameau dans le Wadi Rum et la région d’Al Hara. Bien calés sur la selle, jambes croisées, ces méharistes coiffés du keffieh, portant poignards et cartouches, savent lire dans le sable. Repérer l’heure de passage d’un chameau, deviner s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle et comprendre son orientation. Leur tâche consiste à aider les âmes égarées dans le désert ou encore surveiller les trafiquants de drogue qui sévissent entre les dunes.

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