Budapest
Nos films favoris
Souvenirs des années sombres
Le temps suspendu, Peter Gothar (1981) : dans les années 1960, deux garçons, deux frères, rêvent d'amour et de liberté sur fond de rock'n'roll. Les parents, brisés par l'échec de 1956, se montrent incapables de leur donner des raisons d'espérer. Ce film, diffusé plusieurs fois à la télévision française, apparaît comme le testament cinématographique d'une génération de réalisateurs qui a lutté pour la liberté d’expression sous le régime communiste.
Le film culte
Bolche Vita, Ibolya Fekete (1995) : été 1989. Aux yeux des habitants d'Europe de l'Est, la Hongrie est la porte de l'Occident. Bolche Vita est le nom d'un bar de Budapest, repaire de musiciens fauchés. On y croise beaucoup de Russes mais aussi une Anglaise et une Américaine venue en Hongrie parce que “c'est là que ça se passe”. La cinéaste Ibolya Fekete a signé là une œuvre culte, ode douce-amère au cosmopolitisme.
La saga
Sunshine, Istvan Szábo (2000) : les tragédies de l'histoire hongroise au XXe siècle vues à travers le destin d'une famille juive qui a abandonné son nom (Sonnenschein, “rayon de soleil”). Après avoir figuré parmi les francs-tireurs du cinéma hongrois des années 1960, Istvan Szábo est devenu un habitué des grosses productions internationales avec, entre autres, Colonel Redl. Ralph Fiennes, qui interprétait déjà un séduisant Hongrois dans Le Patient anglais, tient ici pas moins de trois rôles différents !
Un œil extérieur
La Chasse au rhinocéros à Budapest, Michael Haussman (1998) : un jeune routard américain à la poursuite de sa bien aimée enfuie, de Paris à Budapest. Michael Haussman, réalisateur de clips pour Chris Isaak ou Madonna, signe un hommage branché aux anges de Wim Wenders. L'occasion de retrouver le rocker australien Nick Cave dans un petit rôle et d'entendre une musique signée John Cale.
