Guide Voyage Irlande - KARAVEL
 

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La verte Irlande

Les clichés ont la vie dure, mais quelques jours en Irlande permettent de comprendre que celui-ci est entièrement fondé. Du vert, du vert, du vert. Mais attention, selon les saisons, ce sont mille coloris qui s’offrent au regard. Des ocres fascinants, des rouges chatoyants ou encore de sombres violets qui ombragent les collines… L’Irlande en effet, n’est pas un plat pays, des plaines de tourbes jalonnent le voyage. Très vite, sur les côtes, on trouve un relief déchiré par la mer et des monts comme ceux du Wicklow, au sud de Dublin, voire des montagnes, comme celles du Donegal, au nord-ouest de l’île, paysage du bout du monde. Ce vert a ses raisons, qui, on s’en doute, ne plairont pas toujours au voyageur : la pluie. L’Irlande est comme un rempart naturel dans la mer où s’accrochent les nuages, où se perdent les dépressions. Mais ces pluies ont le charme du crachin breton. Quand elles s’éloignent, elles laissent place à la présence, presque incessante, des nuages. Le mist, c’est ce nuage bas qui, par beau temps, est toujours présent, tel un veilleur de pluie à l’horizon sur le littoral.

Dublin au naturel

Le vert est partout. Phoenix Park est un lieu enchanteur, grand de ses 700 ha, ce qui en fait le plus grand de tous les parcs des capitales européennes. A Dublin, la nature n’est jamais très loin : en une vingtaine de minutes, par le DART (équivalent du RER), vous atterrissez à Howth ou Dun Laoghaire, petits ports de pêche charmants, où il fait bon se balader le long de grandes plages inattendues.

Ailleurs aussi

Toutes les villes, ou les bourgs, offrent ce même accès rapide à des terra incognita, des sols qui semblent n’avoir jamais été foulés. La magie de l’Irlande consiste à faire croire au promeneur qu’il est seul au monde et qu’elle lui accorde à lui seul le privilège d’admirer ses paysages, sous un soleil rasant d’après la pluie.

Pour le meilleur

Pour vivre ces instants on sortira des sentiers trop battus : on préférera le Donegal au Connemara, le Clare, au Round of Kerry. Pour atypiques qu’elles soient, ces régions n’en sont pas moins sauvages, elles méritent le détour.

Le Clare, les Burren, à la sortie de Limerick, renversent le paysage habituel et transforment la verte Erin en un espace lunaire, grisonnant de calcaire. Au printemps, il laisse place à des fleurs colorées, qui se mélangent en une valse d’arc en ciel qui ne peut laisser insensible. Non loin, les falaises de Moher rendront au voyageur les sensations romantiques traditionnellement attachées à l’Irlande : mer qui s’écrase sur la roche en des vagues laiteuses, attrait du vide vertigineux.

Le Donegal, région sauvage et perdue au nord ouest de l’Irlande, provoque une sensation de no man’s land, ce pourrait être le terminus de l’île. Quelques murets de pierres représentent parfois la seule trace de la présence humaine avec les marques rouges, oranges, vertes ou bleues sur le dos des moutons qui paraissent livrés à eux mêmes dans cette nature qui oscille entre le vert et le gris.

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