Guide Voyage Vienne - KARAVEL
 

Vienne

Visites

Vienne vient de s’offrir un lifting pour le troisième millénaire. La maison Sacher fête son 125e anniversaire, la Maison de la Musique vient d’inaugurer un superbe musée dans l’ancien palais de l’archiduc Charles et le Museum-quartier aménagé dans les anciennes écuries impériales a ouvert ses portes en juin 2001. Ces événements sont une raison supplémentaire de vous faire découvrir ou redécouvrir la belle capitale autrichienne.

Initiation

Le Ring

Notre promenade préférée ! Le premier contact avec Vienne, impératif pour appréhender la vieille ville dans son périmètre et dans ses attraits. Du Stadtpark à la Votivkirche, c’est l’occasion de découvrir une capitale arborée où les nombreuses statues de musiciens célèbres rappellent sa vocation musicale. C’est aussi le moment ou jamais de se mettre à l’histoire de l’art, au fur et à mesure de l’apparition des bâtiments qui composent le Ring.

Le Palais Ferstel et le Café Central

Les passages couverts et les escaliers intérieurs font de ce palais néo-Renaissance un lieu exquis. C’est le prétexte idéal pour passer directement de la Herrengasse au Freyung. Il jouxte le magnifique Café Central. A pratiquer absolument, au risque de manquer l’âme viennoise et l’esthétique du XIXe siècle.

Les palais

La Hofburg

Le château est un véritable complexe historique et culturel. Des Appartements impériaux au Manège Espagnol, du Trésor de la Couronne à l’église des Augustins, du Musée d’Ephèse à l’Albertina, du jardin Volksgarten à la bibliothèque nationale, impossible de s’ennuyer. Si le temps vous manque, dirigez-vous vers le trésor Schatzkammer, où les objets les plus précieux (de Charlemagne aux chevaliers de la Toison d’or) sont exposés. Ne ratez sous aucun prétexte le manège Spanischreishule où la cavalerie impériale offre un spectacle de dressage en musique (bien se renseigner sur les jours et les horaires de représentation).

Schönbrunn ou le Versailles viennois

Deux plaisirs en un : une promenade dans le parc jusqu’à la gloriette et les Appartements impériaux, plus richement aménagés et plus évocateurs que ceux de la Hofburg. Choisir le Grand Tour pour la visite d’un maximum de pièces, qui surtout inclut les plus belles. Si l’appétit vient avec la Grande Galerie, le meilleur est à venir… le salon chinois, le salon de laque, le salon des porcelaines, le salon du million, le salon des tapisseries et le salon rouge. Au détour des pièces, la perspective sur les jardins est superbe.

Le Belvédère

C’est par la grande porte ou plutôt par la grande grille qu’il faut entrer. La magie n’agit qu’à cette condition. Ce chef-d’œuvre de ferronnerie flanqué des armoiries du prince Eugène laisse entrevoir un parterre d’eau et des massifs de fleurs en enfilade jusqu’au somptueux Belvédère supérieur. Cet édifice n’est pas seulement un joyau de l’architecture baroque et rococo mais aussi le musée où sont exposés les tableaux de Klimt. De beaux jardins à la française gardés par d’étranges sphinges, le séparent du Belvédère inférieur. Ce dernier, beaucoup plus sobre, abrite un musée de l’art baroque. Pour les amateurs seulement.

Les musées

Le Kunsthistitisches Museum ou musée des Beaux-arts

Le bâtiment en soi est une perle. Construit à l’époque où les arts décoratifs sont en plein essor, le décor intérieur est l’œuvre conjointe des frères Klimt, de Makart et de Matsch. L’escalier de marbre conduit aux salles d’exposition de peinture et à la majestueuse coupole. La collection des peintures de Bruegel est unique. Sous couvert de paysages traditionnels et de scènes paysannes, l’artiste condamne les tourments de son temps. Oppressé par l’occupant espagnol de sa Belgique natale, contraint de se plier au catholicisme et vivant le diktat de l’église en matière d’art, Bruegel ose pourtant. Il dénonce la barbarie espagnole à travers Le massacre des Innocents et La bataille des Israëlites et des Philistins. Il ridiculise l’église dans Le Combat de Carnaval et Carême. Le prince Carnaval sur son tonneau, accompagné d’individus masqués, incarne le mouvement luthérien. Il fait face à une vieille femme émaciée suivie d’un moine et d’une nonne qui symbolisent la Contre-Réforme. En troquant la rigidité gothique contre un réalisme minutieux, Bruegel travaille sur l’actualité. Métaphores et subterfuges sont de règle pour ce peintre résolument moderne. Faire ensuite un saut jusqu’à la salle où se trouve Le peintre dans son atelier de Vermeer. Puis profiter d’une pause bien méritée sous la coupole, en dégustant les spécialités de la célèbre maison Demel.

Le Pavillon de la Sécession

Cette construction séduit par sa rigueur géométrique et sa préciosité orientale. Caractérisé par une architecture moderne, il est pourtant facile d’imaginer dans la façade principale le pylône d’un temple égyptien. La coupole, tissée de feuilles de lauriers dorées au sommet, a la poésie et la légèreté d’une bulle de savon… L’art est éphémère. Le pavillon de la Sécession est aujourd’hui le centre névralgique de la création artistique contemporaine nationale. Aussi, le choc sera véritable au contact des expériences qui animent ce lieu. Mais l’art nouveau viennois vit encore dans les entrailles du bâtiment. La célèbre Frise Beethoven, incrustée de pierreries, court sur 34 mètres en illustrant l’œuvre du compositeur, de la Nostalgie du bonheur à l’Ode à la joie.

Les églises

La Karlskirche ou Eglise Saint-Charles-Borromée

Cette église votive est élevée par l’empereur Charles VI à son saint patron Saint-Charles-Borromée, pour fêter la fin de l’épidémie de peste en 1713. Construite par Fisher Von Erlach, cinq unités la composent : une entrée centrale à six colonnes rappelant un temple antique, un fronton triangulaire représentant la libération de Vienne, deux colonnes triomphales double allégorie des traditionnelles colonnes de la peste et des colonnes du temple d’Hercule des armoiries de Charles Quint, deux pavillons d’extrémité et un haut tambour supportant une coupole ovale de 72 mètres de haut. La luminosité et les fresques de Johann Rottmayr subliment l’architecture intérieure. Tout le répertoire baroque est rassemblé ici : polychromie et mouvement, science de la lumière et de l’espace, gloire de la Contre-Réforme et de la monarchie.

A proximité de la Karlskirche se trouvent les deux pavillons du Métro Karlsplatz d’Otto Wagner, surnommées “les bonbonnières”. Ce saut artistique dans le temps n’est pas sans rappeler par leur décor floral, le style rococo.

La Kapuzinergruft ou crypte des Capucins

L’endroit est austère mais sacré. C’est la dernière demeure des Habsbourg. Les tombeaux de plomb, de bronze ou de zinc, se succèdent dans des styles différents. Le plus impressionnant est celui de Marie-Thérèse et de François-Etienne de Lorraine. Le plus émouvant est celui de Sissi, fleuri en permanence. Les corps étaient mis au tombeau après avoir été dépouillés de leur cœur et de leurs viscères.

La Stephansdom ou Cathédrale Saint-Etienne

Un conseil : faire d’abord le tour du propriétaire ! Des plaques tombales sont encastrées dans ses murs, des boulets du siège turc de 1683 en sont aussi prisonniers. Un gisant repose dans un recoin comme si de rien n’était. Puis la haute tour sud s’impose. Autrefois tour de guet, elle offre aujourd’hui un magnifique panorama sur la ville. Une fois les pieds à nouveau sur terre, il faudra pourtant lever la tête pour apercevoir la toiture de tuiles vernissées. Derrière la cathédrale s’ouvre l’entrée des catacombes, au centre desquelles la crypte ducale recèle les urnes contenant les viscères des Habsbourg. Enfin, vient la tour nord qui abrite la Pummerin, une cloche de 20 tonnes. A l’intérieur, le Prince Eugène gît dans sa chapelle funéraire et les amateurs de miracles peuvent solliciter la bienveillance de l’icône de la Vierge de Pötsch.

A voir dans le chœur de la cathédrale les vitraux du Moyen Age et ne pas oublier la chaire de Maître Pilgram !

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