Guide Voyage Vienne - KARAVEL
 

Vienne

Repères

Nos films favoris

Le Troisième homme, Carol Reed (1949) : d’après le roman de Graham Greene. Dans la Vienne ruinée de l’après-guerre, un homme part à la recherche d’un ami, soupçonné par la police d’avoir été impliqué dans un sinistre trafic de pénicilline. Un film noir sur le thème de la corruption et de la trahison, emblématique d’une époque pleine de désillusions. Orson Welles et Joseph Cotten sont parfaits.

Valses de Vienne, Alfred Hitchcock (1934) : Rasi apprend la musique avec Schani, le fils de Johann Strauss. Mais la comtesse Helga s’intéresse au jeune homme… Pour qui sera joué le beau Danube bleu ? Un Hitchcock période anglaise qui ne vaut que pour sa reconstitution historique.

Amadeus, Milos Forman (1984) : portrait de la vie de Mozart à travers les dernières confessions du compositeur Salieri, interné dans un asile de fous. Festival pour les yeux et l’oreille, ce film a remporté de nombreux oscars. Pas de scènes tournées à Vienne (c’est du studio) mais une ambiance incroyable et une belle reconstitution de l’ambiance qui pouvait régner à Schönbrunn.

Bienvenue à Vienne, Axel Corti (1988) : des Autrichiens et des Allemands émigrent aux USA pour s’engager dans l’armée américaine et reviennent en 1944 pour libérer leur pays. Un film bouleversant sur la condition humaine servi par une superbe photographie façon documentaire, pour davantage d’authenticité.

Christine, Pierre Gaspard-Huit (1958) : à Vienne : en 1906. Un lieutenant de la cavalerie impériale, sur le point de quitter sa maîtresse, une femme mariée, tombe amoureux de la fille d’un violoniste de l’Opéra. Mais le mari trompé le tue en duel et la jeune Christine, en apprenant sa mort, se jette par la fenêtre. Romy Schneider et Alain Delon expérimentent la vulnérabilité de l’amour et la fragilité de la vie. Décor et spleen viennois garantis !

Billy Wilder, un Viennois à Hollywood

De formation journalistique, Billy Wilder travaille d’abord à quelques séries puis gagne les USA, poussé par les événements politico-sociaux qui secouent l’Autriche. Il est juif. Scénariste, réalisateur, metteur en scène, il excelle dans les comédies mélodramatiques qui feront son succès à la fin des années 1950. Certains l’aiment chaud (1959) avec Jack Lemmon, Tony Curtis et Marilyn Monroe et La garçonnière (1960) avec Jack Lemmon et Shirley MacLaine, sont devenus des films cultes. Wilder maîtrise le comique de situation, le rythme et le happy end de la comédie américaine. Mais il reste autrichien par la plume. Les deux films précédemment cités trahissent un réalisme grinçant quant aux travers de la société : l’exploitation des faibles et la corruption. Son talent : dénoncer et s’impliquer, avec tendresse.

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