Guide Voyage Vienne - KARAVEL
 

Vienne

Repères

Coutumes et traditions

Pas de quartier pour la Réforme !

85 % de la population autrichienne est catholique. Une large majorité est pratiquante. Les Autrichiens se rendent à l’église chaque dimanche, suivent les processions, vont en pèlerinage ou effectuent des retraites dans les nombreuses abbayes du pays. L’église est une force économique de premier ordre. Protégée pendant 8 siècles par les Habsbourg, elle continue à jouir d’un traitement de faveur grâce aux habitants qui lui reversent 1 % de leur revenu. Plus efficace que le denier du culte et une manière d’entretenir un patrimoine foncier considérable !

Les cafés

Si les Turcs ont apporté le café et inspiré les croissants, le café viennois est avant tout une atmosphère. Au XIXe siècle, l’aristocratie puis la bourgeoisie y jouent au billard, aux cartes et aux échecs en écoutant de la musique. Puis les intellectuels, les artistes et les hommes politiques en font leur repère de prédilection. Aujourd’hui, dans un cadre esthétique et intimiste, il fait bon y prendre un café ou encore un chocolat viennois mais surtout y prendre son temps. Des journaux sont toujours à disposition.

Les Heurigen

Les heurigen sont l’équivalent de nos guinguettes des bords de Marne. Une escale de charme et une fête : celle de l’arrivée du vin nouveau. Le Heuriger, vin blanc né du mélange de crus des vignobles environnants, accompagne volontiers une cuisine rustique. Dans une ambiance bon enfant, c’est l’occasion d’apprécier la campagne viennoise.

Les bals

Avec la nostalgie des fastes de l’empire de François-Joseph, les bals sont plus que jamais au goût du jour. Vienne ouvre son calendrier de bals de la mi-novembre au lendemain de Mardi gras. Chaque région, chaque institution, chaque confrérie, chaque type de métier, chaque association organise son bal. Et tout le monde sait danser. Des écoles de danse veillent sur l’éducation de chaque Autrichien.

Le bal le plus prestigieux est le bal de l’empereur donné le soir du 31 décembre de chaque année, où Strauss et Mozart sont à l’honneur.

Les costumes traditionnels

Paris est longtemps la référence en matière de mode. Vienne s’intéresse à une création locale à partir de la fin du XIXe siècle. L’école impériale des arts appliqués ouvre un module à cet effet. C’est en 1909 que Gertrud Pesendorfer dessine le Dirndl porté encore aujourd’hui pour les processions, les mariages et la chasse. En coton, en laine ou en soie, le Dirndl féminin est composé d’une chemise, d’une jupe cousue sous un corselet et d’un tablier. Le costume masculin ou costume de chasse, associé de manière réductrice au folklore tyrolien, est composé d’une culotte de cuir, d’une veste en loden ou en lin. Le costume se décline selon les régions, les saisons, l’usage.

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