Hong Kong
Nos films favoris
Le polar dans tous ses états
Just Heroes, John Woo et Chang Cheh (1989) : une œuvre collective dans laquelle John Woo passe la main à Chang Cheh, réalisateur qui lui a permis de faire ses débuts et maître du Wu Xia Pian (film de sabre). Un film paradoxalement très personnel dans lequel Woo va jusqu’à pasticher le syndicat du crime et critiquer la fascination que suscitent les polars “ultraviolent” au sein de la jeunesse hongkongaise.
Perle romantique
The Lovers, Tsui Hark (1994) : incontestablement le plus beau des nombreux films de Tsui Hark. Le réalisateur boulimique hongkongais adapte la légende chinoise des Amants Papillons en faisant preuve de la plus remarquable des délicatesses. La somptueuse photographie est mise au service d’une interprétation de qualité qui permettra à Charlie Yeung de tourner avec les plus grands cinéastes.
Ballet urbain
Les Anges déchus, Wong Kar-Wai (1995) : dans la folie de la nuit hongkongaise, un tueur et une jeune paumée (Charlie Yeung) se croisent sans se voir. Des images au découpage ultra-graphique qui font suite au magnifique Chunking Express et un style chorégraphique qui semble déjà annoncer le triomphal In the Mood for Love.
Immersion historique
Chinese Box, Wayne Wang (1998) : au travers de la rencontre entre un anglais (Jeremy Irons) et une chinoise (Gong Li) à Hong Kong, le réalisateur s’attache à saisir l’état d’esprit de la ville à un moment historique, celui de son retour à la Chine. Un film qui vaut surtout pour la promenade que propose Wayne Wang dans sa ville natale et ses images réelles de la nuit de la rétrocession.
Cinéma engagé
Des Héros ordinaires, Ann Hui (1999) : après son remarquable Boat People, Ann Hui retrace les dix années de lutte (1979-1989) des militants d’extrême-gauche de Hong Kong contre les premiers assauts politiques chinois. Un film rare qui croque l’intimité familiale d’une certaine jeunesse hongkongaise et permet de mieux comprendre l’histoire récente du territoire.
