Guide Voyage Florence - la Toscane - KARAVEL
 

Florence et la Toscane

Repères

Coutumes et traditions

Les communautés religieuses

La religion majoritaire en Toscane, comme dans tout le centre et le sud de l’Italie, est le catholicisme. Contrairement aux villes du Nord, très peu de protestants (calvinistes pour la plupart) y habitent. En revanche, une forte communauté juive est présente à Florence. Au sein des diverses tendances de l’Eglise catholique, on notera l’influence fondamentale des dominicains dans la cité des fleurs, de Fra Angelico et Savonarole, dans le passé, à Giorgio La Pira plus récemment. Peintres, créateurs de parfums, écrivains, philosophes, politiques, les dominicains ont toujours été une force vive de la pensée florentine et de la vie culturelle de la cité. Cet ordre prêcheur dispose d’archives anciennes et de bibliothèques très complètes. Son indépendance vis-à-vis du pape et son originalité profonde, notamment par rapport aux jésuites de la Contre-Réforme, en font un ferment intellectuel et artistique de grande valeur pour la ville. Les couvents San Marco, Santa Maria Novella et de Fiesole sont, par exemple, des monastères dominicains.

Passe-temps florentins

L’amour que portent les Florentins aux jeux de cartes est connu en Toscane. Les minchiate, sorte de jeux de tarot inventés vers la fin du XIVe siècle, sont encore pratiqués dans certaines familles. Le jeu de boules, appelé pallottole, aurait été créé à Florence. Au XVe siècle, c’est principalement sur la piazza delle pallottole, à côté de l’église San Benedetto, que se déroulaient les parties. Le 21 mars, jour du printemps et fête de saint Benoît, un tournoi de pétanque est organisé.

Le calcio

Le football, ce fameux calcio, se pratique à Florence depuis le Moyen Age. Le mot calcio signifie en italien coup de pied. Aujourd’hui encore, les Florentins sont passionnés par le calcio. Arborant le violet comme unique couleur, la Fiorentina, l’équipe de football de Florence, fait battre le cœur de la capitale toscane. En remportant deux scudetti (championnats) et cinq coupes d’Italie, la Fiorentina a joué un rôle prépondérant dans le championnat italien. De célèbres joueurs ont marqué ce club de leur passage, comme Socrates dans les années 1980 et l’Argentin Gabriel Battistuta, joueur phare des années 1990.

Huile et parfums

Chaque région d’oliviers prétend avoir la meilleure huile de la péninsule. Au dire des spécialistes, c’est pourtant l’huile d’olive de Toscane qui aurait le goût le plus fruité et le plus délicat, marqué par une très faible acidité. Les huiles fines de Toscane, répertoriées en grands crus, comme les vins, se vendent d’ailleurs à très haut prix. Il faut 5 kg de fruits pour obtenir un litre d’huile. L’iris mauve de Florence, appelé giaggiolo est cultivé en association avec l’olivier. Son odeur, proche de la violette, est légère. Les bulbes sont utilisés en parfumerie. La finesse et l’originalité du dessin de sa fleur ont donné naissance à la fleur de lys du blason des Bourbons. Voici encore une influence, et non des moindres, de Florence sur l’histoire de France.

Mettez-vous au parfum !

Les moines dominicains s’installent à Florence en 1221 au couvent Santa Maria Novella. Ils y développent l’art de la distillation et des arômes. En 1612, la pharmacie du couvent devient parfumeur officiel de Son Altesse Royale, le duc de Florence. Aujourd’hui encore, les eaux et parfums y sont fabriqués dans le respect de la tradition des anciennes recettes : matières premières naturelles, procédés manuels, outillage de l’époque. Les herbes utilisées pour la distillation et la macération sont cultivées dans les champs aux alentours. L’eau de rose y fut créée en 1300. Le vinaigre aromatique est élaboré en 1600. L’eau de Santa Maria Novella remonte à 1614. L’eau de Cologne fut créée pour Catherine de Médicis, reine de France : on l’appelle à l’époque l’eau de la reine. Elle aurait été rebaptisée plus tard en l’honneur de la ville de Cologne. Les poudres parfumées contiennent des rhizomes d’iris, fleur emblème de Florence. Les savons sont confectionnés avec des machines du XIXe siècle. Ils sont aérés pendant 60 jours dans des armoires en bois ajouré. La mise sous papier se fait encore à la main. La fabrique de parfums et de cosmétiques est ouverte au public.

Promenade vespérale

La passeggiata, la sortie de fin de journée, est un art de vivre propre aux Italiens. Ce goût de la promenade est très prononcé en Toscane, où elle est favorisée par la structure des villes, ramassées autour de leur centre. La promenade est facilitée par l’absence de circulation des voitures dans le centre historique. Le samedi et le dimanche, après le déjeuner ou après la sieste, s’il fait chaud, tous les habitants se retrouvent dehors et se promènent bras dessus, bras dessous. Ils discutent, s’arrêtent,  reprennent leur marche, arpentent les rues et les ruelles pour aboutir sur les places principales. En été, la passeggiata devient un rituel quotidien, un moment de forte convivialité à la tombée du jour et pour les plus jeunes jusque tard dans la nuit.

Fêtes et festivals

Florence

Mai : Maggio musicale fiorentino, au théâtre de la Pergola et autres salles. Ce festival international de musique a été lancé en 1931. Il fait de Florence un haut lieu de la danse et de la musique lyrique et symphonique. Les chefs d’orchestre et les interprètes les plus célèbres s’y retrouvent pendant un mois. Certains jeunes talents prometteurs y commencent leur carrière. Le public florentin est réputé pour être le plus dur et le plus critique de toute l’Italie.

24, 25 et 26 juin : Calcio storico. Ce jeu de ballon, à mi-chemin entre le football et le rugby et proche du football américain, oppose deux par deux les quatre quartiers de la ville. Il se joue en costume du XVIe siècle. Chaque équipe se compose de 27 joueurs. Les gagnants reçoivent un veau blanc. La finale est suivie d’un grand banquet.

7 septembre: Rificolona. C’est une fête en l’honneur de Marie à l'occasion de laquelle on éclaire chaque fenêtre d’un lampion. Les promeneurs marchent dans les rues avec des lampions (rificolone)confectionnés selon leur imagination et accrochés au bout de longues perches.

Sienne

2 juillet et 16 août : Palio delle contrade, piazza del Campo. Cette fête populaire remonte au XIIIe siècle. Deux fois dans l’été, chaque année, dix quartiers de Sienne, appelés Contrade, tirés au sort, se confrontent lors d’une course à cheval. Le matin de la course, le cavalier, fantino, et son cheval sont bénis lors de la messe solennelle de chaque quartier. Les 17 Contrade défilent en costume d’époque (XVe siècle), chacune ayant ses alfieri (porte-drapeaux). La course consiste à réaliser trois tours du Campo en montant son cheval à cru. Le vainqueur se voit remettre une bannière (le palio), peinte pour la fête par un artiste de renom.

Pise

16 juin : Luminara di San Ranieri, sur les bords de l’Arno. Saint Rainier est le patron de Pise. Pour sa fête, une régate se déroule sur l’Arno avec d’anciennes embarcations et 8 rameurs en costumes d’époque qui progressent à contre-courant. Le soir, les quais sont illuminés de petites lanternes accrochées le long des fenêtres, des murs des habitations et de l’église Santa Maria della Spina.

Dernier dimanche de juin : Gioco del ponte, Ponte di Mezzo. Deux équipes, au sud et au nord du pont du Milieu, se disputent la prise de celui-ci sur l’Arno. Ce jeu remonte à 1569. Les 6 équipes, ou “armées”, défilent puis combattent en costume du XVIe siècle.

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Pratique